La chambre correctionnelle d’appel près la Cour d’appel de Marrakech a condamné, mercredi 21 octobre 2026, Hamid El Akeroud à six mois de prison ferme, à une amende de 1 500 dirhams et au versement d’un million de dirhams de dommages-intérêts au profit de la partie civile, selon plusieurs comptes rendus de presse marocains. L’affaire porte sur un différend né de la location et de l’installation d’équipements audiovisuels dans une discothèque située au sein d’un hôtel appartenant à l’intéressé.
Le montant de l’indemnisation civile, soit un million de dirhams — l’équivalent de 100 millions de centimes — redonne à cette affaire une portée qui dépasse la seule question de la peine d’emprisonnement et de l’amende. Un différend initialement lié à une relation contractuelle entre une société et un exploitant commercial a pris une dimension judiciaire au fil des années, avec des décisions successives, jusqu’à l’annulation de l’acquittement et à une nouvelle condamnation, selon les informations publiées. (Hiba Press) (Al Bahja 24)
Hamid El Akeroud, associé à la représentation parlementaire de la circonscription de Rehamna et ancien président de la commune de Sidi Bou Othmane, appartient à l’Union socialiste des forces populaires (USFP), selon les articles consacrés à cette décision. Son statut politique permet de situer le dossier dans l’espace public, mais ne suffit pas, à lui seul, à établir des conséquences politiques ou électorales. Celles-ci nécessiteraient des éléments supplémentaires.
D’une relation commerciale à un contentieux judiciaire
À l’origine de l’affaire se trouve un accord conclu entre El Akeroud et une société spécialisée dans la location et l’installation d’équipements sonores et audiovisuels destinés à une discothèque située dans un hôtel dont il est propriétaire. D’après les informations publiées sur le dossier, le contrat prévoyait le versement de mensualités en contrepartie de l’utilisation du matériel, avec la possibilité d’un transfert de propriété à l’expiration de la période contractuelle.
Selon la société plaignante, l’exécution de cet accord aurait rencontré des difficultés, notamment concernant les obligations financières et contractuelles ainsi que l’accès aux équipements pour en permettre la constatation. Ces éléments constituent le récit du différend tel qu’il ressort des comptes rendus disponibles. Ils ne doivent pas être assimilés, dans leur intégralité, à des faits judiciairement établis indépendamment du jugement et de ses motifs.
Cette distinction est essentielle. Un différend commercial peut résulter d’un retard de paiement ou d’un désaccord sur l’exécution d’un contrat. Une condamnation pénale pour escroquerie ou abus de confiance suppose toutefois que les éléments constitutifs de l’infraction aient été retenus par la juridiction compétente. Le simple constat d’impayés ne suffit pas, à lui seul, à expliquer une condamnation pour abus de confiance. De même, la responsabilité civile et le montant des dommages-intérêts doivent être examinés à partir des faits retenus par le tribunal et du fondement juridique de sa décision.
Les informations publiées indiquent que la société a engagé une procédure judiciaire et que le litige s’est prolongé pendant plusieurs années. Cependant, l’examen du contrat initial, des pièces relatives aux équipements et du jugement intégralement motivé demeure nécessaire pour déterminer précisément la nature des engagements souscrits, les faits considérés comme établis par la juridiction et la méthode utilisée pour fixer l’indemnisation.
Un premier acquittement, puis une condamnation au terme d’un parcours judiciaire complexe
Le 15 septembre 2021, le tribunal de première instance avait prononcé l’acquittement de Hamid El Akeroud et s’était déclaré incompétent concernant les demandes civiles, selon les comptes rendus consacrés à la décision récente. Le dossier a ensuite été porté devant la juridiction d’appel, qui l’a examiné au cours de plusieurs audiences.
Le 18 mai 2026, la Cour d’appel de Marrakech avait déjà condamné l’intéressé à six mois de prison ferme, à une amende de 1 000 dirhams et au versement de 30 000 dirhams de dommages-intérêts, selon des articles publiés à cette date. (Al3omk) (Al Mihwar 24)
Cette décision n’a toutefois pas mis fin à la procédure. En juillet 2026, des médias ont rapporté que la Cour de cassation avait cassé l’arrêt d’appel et renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Settat pour qu’elle soit réexaminée. (Bayan Marrakech)
Cette étape a une portée juridique directe. La cassation d’une décision suivie d’un renvoi ne signifie ni que la personne concernée est acquittée, ni que la condamnation précédente est définitivement confirmée. Elle implique un nouvel examen de l’affaire dans les limites fixées par la décision de cassation.
Pour comprendre précisément la suite de la procédure, il faudrait disposer du texte intégral de l’arrêt de la Cour de cassation, notamment de ses motifs et des points de droit ayant justifié la cassation. Les comptes rendus de presse consultés ne permettent pas, à eux seuls, de reconstituer intégralement ce raisonnement juridique.
Le 21 octobre 2026, de nouveaux articles ont fait état d’une décision de la chambre correctionnelle d’appel près la Cour d’appel de Marrakech condamnant El Akeroud à six mois de prison ferme, à une amende de 1 500 dirhams et à un million de dirhams de dommages-intérêts. Selon ces publications, la procédure d’appel a donné lieu à quatorze audiences, la première s’étant tenue le 14 mai 2025. L’affaire aurait été mise en délibéré le 7 octobre 2026 avant le prononcé du jugement, référencé sous le numéro 5900. (Hiba Press) (Al Bahja 24)
Les différences entre les deux décisions rapportées, en mai et en octobre, sont nettes en ce qui concerne le montant de l’amende et celui de l’indemnisation civile. Mais leur explication nécessite de consulter le jugement récent et de vérifier le cadre procédural dans lequel il a été rendu, notamment son éventuel lien avec la cassation et le renvoi. Les informations disponibles décrivent le résultat sans fournir tous les éléments permettant d’expliquer juridiquement les écarts entre les décisions.
Un million de dirhams de dommages-intérêts : que recouvre ce montant ?
L’indemnisation annoncée pour octobre atteint un million de dirhams, soit 100 millions de centimes. Elle doit être distinguée de l’amende pénale de 1 500 dirhams, car les deux sommes relèvent de dimensions différentes de la décision judiciaire. L’amende constitue une sanction financière prononcée dans le cadre de l’action publique, tandis que les dommages-intérêts visent à réparer le préjudice reconnu par la juridiction au profit de la partie civile.
Le montant de l’indemnisation ne permet pas, à lui seul, de connaître la nature exacte du préjudice ni les éléments qui ont servi à son évaluation. Celui-ci pourrait correspondre à des pertes ou à des dommages établis par la partie civile, mais toute explication détaillée suppose de consulter les motifs du jugement, les demandes civiles et les pièces retenues par le tribunal.
En l’absence de ces documents, attribuer une valeur précise à chaque composante du préjudice reviendrait à dépasser ce que permettent les informations publiées.
La situation procédurale du jugement mérite également d’être précisée. Les comptes rendus disponibles le présentent comme une condamnation prononcée en appel, mais aucune copie officielle intégrale n’a pu être vérifiée dans les sources consultées pour établir l’ensemble de son dispositif, les voies de recours encore ouvertes ou l’existence éventuelle d’un recours ultérieur. Il convient donc de ne pas présenter cette décision comme définitivement irrévocable sans vérification de son statut juridique.
Ce que les faits établissent et ce qui reste à documenter
Les éléments rapportés par la presse font état d’une décision rendue le 21 octobre 2026, prévoyant six mois de prison ferme, une amende de 1 500 dirhams et un million de dirhams de dommages-intérêts, après une procédure marquée par un premier acquittement, une condamnation en appel et des développements devant la Cour de cassation.
En revanche, les motifs précis de la condamnation, les éléments ayant conduit à fixer l’indemnisation et le lien procédural exact entre le jugement récent et la décision de cassation nécessitent des documents judiciaires complémentaires. Le jugement intégral, l’arrêt de cassation et les pièces relatives aux procédures ultérieures sont indispensables pour achever l’analyse juridique.
Pour le public, cette affaire rappelle la nécessité de distinguer le compte rendu d’une décision judiciaire de l’examen de ses motifs, ainsi que les accusations à l’origine des poursuites des faits finalement retenus par la juridiction. Le jugement indique ce que le tribunal a décidé. Comprendre les raisons, la portée et les conséquences de cette décision suppose de revenir au document qui en expose le fondement, plutôt que de s’en tenir au montant de la peine ou de l’indemnisation.
Sources de presse consultées :


