Pour sa première conférence de presse hebdomadaire depuis l’installation du nouveau gouvernement, Samir Belfaqih, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, et porte-parole du gouvernement, a choisi de placer le pouvoir d’achat des citoyens au centre de son intervention. Il a présenté une série de mesures économiques et sociales destinées, selon lui, à lutter contre la hausse des prix et à améliorer les revenus des ménages.
La lecture de cette intervention ne peut toutefois se limiter à l’énumération des dispositifs annoncés. Elle invite également à examiner la nature du discours par lequel le gouvernement entend inaugurer sa relation avec la presse et l’opinion publique, ainsi que la distance qui peut exister entre les engagements sociaux présentés et la réalité quotidienne des familles confrontées au coût de la vie, aux dépenses de logement et de transport, aux conséquences du séisme d’Al Haouz et à la hausse des prix des carburants.
Le citoyen qui entend aujourd’hui parler de protection du pouvoir d’achat ne reçoit pas ce message à partir d’une page blanche. Il porte avec lui l’expérience de plusieurs années de promesses, de mesures et de dispositifs d’aide. Il évalue les annonces gouvernementales à partir de ce qu’il constate dans les marchés, dans les tarifs de transport et dans le prix des produits essentiels, bien davantage qu’à travers le nombre de mesures présentées lors d’une conférence de presse.
Des engagements sociaux qui reviennent au premier plan, mais des chiffres dont l’impact reste à démontrer
Les mesures présentées par Samir Belfaqih s’inscrivent dans les orientations économiques et sociales déjà exposées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances 2027.
Le relèvement du minimum des pensions de retraite à 1 700 dirhams, avec un objectif de 3 000 dirhams à l’horizon 2031, ainsi que l’augmentation des pensions des veuves à hauteur de 100 % de la pension du conjoint décédé, ne constituent pas des annonces entièrement nouvelles. Ces mesures avaient déjà été présentées par le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Efficience publique, Fouzi Lekjaa, lors de la présentation du projet budgétaire devant le Parlement.
Les données publiées autour du projet font état d’environ 431 000 bénéficiaires potentiels de la revalorisation des pensions des veuves, pour un coût estimé à 7,3 milliards de dirhams. Le relèvement du minimum des pensions concernerait, quant à lui, près de 500 000 bénéficiaires.
Une précision mérite cependant d’être apportée : au moment de cette conférence de presse, le projet de loi de finances 2027 suivait encore son parcours parlementaire. Il ne s’agissait donc pas encore d’un dispositif définitivement entré en vigueur. Le vote sur les amendements et la première partie du projet était programmé à la Chambre des représentants pour le 11 novembre.
Présenter ces mesures comme des engagements gouvernementaux inscrits dans le projet budgétaire n’a donc pas la même portée que de laisser entendre qu’elles sont déjà appliquées et que les bénéficiaires perçoivent effectivement les nouveaux montants.
La même vigilance s’impose concernant l’aide sociale directe. Le porte-parole du gouvernement a évoqué une progression graduelle de 600 à 1 000 dirhams à la fin du mandat gouvernemental. Il convient ici de rectifier une erreur figurant dans le texte de présentation de la conférence : les montants concernés sont mensuels et non annuels. Les données relatives au projet budgétaire indiquent que le minimum actuel de 500 dirhams par mois doit passer à 600 dirhams en 2027, avant de poursuivre sa progression au cours des années suivantes.
La différence entre 600 dirhams par mois et 600 dirhams par an modifie radicalement la portée d’une mesure sociale. Ce n’est pas un simple détail rédactionnel.
Mais les ménages ne vivent pas uniquement au rythme des chiffres inscrits dans un projet de budget. Le retraité qui attend une revalorisation veut connaître la date effective de son versement et les conditions d’éligibilité. La veuve souhaite savoir comment sa pension sera calculée. La famille bénéficiaire de l’aide sociale directe veut savoir à quel moment l’augmentation apparaîtra sur son compte bancaire.
Ce sont ces modalités concrètes qui transforment une annonce budgétaire en droit social effectivement accessible.
Carburants : le gouvernement explique pourquoi il écarte une intervention directe
La partie la plus sensible de l’intervention de Samir Belfaqih concerne les carburants.
Le porte-parole a annoncé que le gouvernement écartait, à ce stade, le plafonnement des marges bénéficiaires des sociétés pétrolières ainsi qu’une réduction de la fiscalité applicable aux carburants. Il a justifié cette position par le coût qu’entraînerait un retour au système de compensation, susceptible, selon lui, de peser lourdement sur les finances publiques et de fragiliser le financement des grands chantiers sociaux.
Dans des précisions publiées le même jour par SNRT News, Belfaqih a évoqué un coût de 70 milliards de dirhams pour le système de compensation, contre 62 milliards de dirhams consacrés à la protection du pouvoir d’achat dans le cadre du projet de loi de finances 2027.
Cette position gouvernementale est claire. Elle présente toutefois un seul côté de l’équation : le coût d’une intervention publique sur les prix des carburants. Elle ne fournit pas, dans les déclarations publiées, une évaluation suffisamment détaillée de l’impact du maintien de prix élevés sur les budgets des ménages, des marges des opérateurs du marché ou des solutions fiscales alternatives susceptibles d’alléger la facture sans revenir intégralement au système de compensation.
Le débat économique ne se réduit pourtant pas à une alternative entre le retour à la compensation et son rejet. D’autres pistes existent : fiscalité sur la consommation, contrôle de la concurrence, transparence dans la formation des prix, examen des marges de distribution et de commercialisation. Chacune de ces options comporte des coûts et des conséquences qui méritent d’être présentés à partir de comparaisons économiques et financières.
Le gouvernement a déjà mis en place, depuis mars 2022, un dispositif de soutien exceptionnel aux professionnels du transport pour faire face aux fluctuations des prix des carburants. Ce mécanisme a été prolongé en 2026. Le 2 octobre 2026, le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé une augmentation du soutien direct accordé aux professionnels, en réponse à la hausse des prix des produits pétroliers.
Ce soutien ouvre néanmoins un autre dossier : a-t-il réellement bénéficié aux destinataires auxquels il était destiné ? Son effet s’est-il traduit par une stabilisation des tarifs du transport ? Combien d’opérations de contrôle ont été effectuées ? Combien d’infractions ont été constatées et quelles sanctions ont été prises en cas d’augmentation illégale des tarifs ?
Belfaqih a affirmé que les opérations de contrôle et les mesures répressives se poursuivaient. Mais les déclarations publiées ne comportent pas de bilan chiffré de ces opérations, ni de statistiques sur les infractions constatées et les sanctions prononcées.
Il existe donc une différence entre annoncer la poursuite d’un dispositif de contrôle et présenter des résultats permettant à l’opinion publique d’en mesurer l’efficacité.
Le passager qui constate une augmentation du prix de son trajet n’a pas seulement besoin d’entendre que les contrôles se poursuivent. Il veut savoir qui contrôle, où s’effectuent ces contrôles et ce qui se passe lorsqu’un dépassement tarifaire est établi.
Les intermédiaires et les circuits de distribution : le chiffre de 70 % appelle des explications
Parmi les déclarations qui méritent un examen particulier figure celle selon laquelle les intermédiaires absorberaient près de 70 % du prix final de certains produits.
Le porte-parole a annoncé, dans le même temps, la préparation d’un cadre législatif destiné à créer six sociétés régionales au cours de l’année prochaine, avec pour mission d’organiser les marchés et de réguler les circuits de distribution.
Si ce chiffre est exact et s’il repose sur une méthodologie clairement établie, il révèle un déséquilibre qui mérite une réponse institutionnelle. Mais son annonce ne suffit pas à en faire une réalité économique générale applicable à tous les produits et à tous les marchés.
Quelle est l’origine de cette estimation ? Concerne-t-elle uniquement les produits agricoles ou l’ensemble des denrées alimentaires ? A-t-elle été calculée à partir des prix à la production, des marchés intermédiaires, des marchés de gros et des prix de détail ? Les proportions sont-elles les mêmes pour les légumes, les viandes, les poissons et les produits transformés ?
Ces questions sont importantes parce que l’intermédiation commerciale recouvre des activités très différentes : transport, stockage, réfrigération, conditionnement, financement, commissions et pertes liées à la détérioration des produits. À cela peuvent s’ajouter des pratiques anticoncurrentielles ou des situations de rente.
Il est donc indispensable de distinguer les coûts commerciaux légitimes des marges résultant d’un déséquilibre de la concurrence. Sans cette distinction, une réforme pourrait simplement redistribuer les rôles entre les intermédiaires, sans réduire réellement le coût supporté par le consommateur.
Quant aux six sociétés régionales annoncées, leur réussite ne se mesurera pas à leur seule création juridique. Elle dépendra de leur capacité à intervenir efficacement dans les circuits de commercialisation, à développer une infrastructure logistique adaptée, à faciliter l’acheminement des produits vers les marchés à moindre coût et à publier régulièrement des données sur les prix et les marges de distribution.
Le gouvernement devra également préciser la nature juridique de ces sociétés, leur capital, leurs sources de financement, leurs organes de gouvernance et leurs relations avec les marchés existants et les opérateurs privés.
Une réforme dont les règles de gouvernance restent floues risque de créer une nouvelle structure institutionnelle au sein même de la chaîne de distribution que l’on prétend simplifier.
Le projet de loi de finances 2027 prévoit par ailleurs un milliard de dirhams destiné à contribuer à la stabilisation des prix des produits alimentaires. Il évoque également la création de six sociétés régionales ou plateformes professionnelles, la modernisation de douze marchés de gros et la réforme des circuits de commercialisation des viandes et des poissons.
Ces dispositions replacent les déclarations de Belfaqih dans un programme plus large, déjà présenté devant le Parlement. Elles donnent aussi une dimension financière et opérationnelle aux annonces qui devront être suivies dans les prochains mois.
Le séisme d’Al Haouz : les chiffres officiels ne font pas disparaître les attentes des familles sinistrées
Lorsqu’un porte-parole du gouvernement évoque le pouvoir d’achat, il est difficile de dissocier cette question des familles qui vivent encore avec les conséquences du séisme d’Al Haouz, des pertes matérielles et sociales qu’il a provoquées et des difficultés rencontrées dans certaines zones pour reconstruire les logements et retrouver des conditions de vie normales.
L’équité journalistique impose toutefois de présenter également les réalisations annoncées par les autorités. Dans un bilan daté du 17 mars 2026, la présidence du gouvernement indiquait que les travaux de construction et de réhabilitation de 54 425 logements avaient été achevés, tandis que plus de 3 000 autres étaient encore en cours de réalisation. Le montant des aides financières accordées aux familles sinistrées dépassait 7,2 milliards de dirhams. Plus de 63 000 familles avaient également bénéficié de l’aide d’urgence fixée à 2 500 dirhams par mois.
Ces chiffres officiels sont importants, mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à décrire la situation de chaque famille.
Il existe une différence entre le nombre total de logements dont les travaux sont achevés et celui des familles qui ont effectivement reçu un logement habitable et ont pu s’y installer. Il existe également une différence entre l’avancement global du programme à l’échelle nationale et la situation des dossiers confrontés à des difficultés techniques, administratives ou financières.
La fin ou l’interruption d’une aide d’urgence ne signifie pas nécessairement que les charges supportées par les familles sinistrées ont disparu.
Tout discours gouvernemental sur l’amélioration du pouvoir d’achat devrait donc être accompagné d’une évaluation précise des dossiers de reconstruction qui restent ouverts, des délais prévus pour leur achèvement et de la situation des familles qui n’ont pas encore retrouvé leurs conditions de logement antérieures.
Il ne s’agit pas de remettre en cause les chiffres officiels, mais de compléter leur lecture par des données détaillées sur les taux de réalisation par province et par commune, le nombre de dossiers en attente, les raisons des retards et les mécanismes prévus pour traiter les situations particulières.
Habitat rural et urbanisme : de nouvelles promesses en attente de leur cadre d’application
Dans le domaine relevant directement de son département, Belfaqih a annoncé la préparation, pour 2027, d’une nouvelle loi relative à l’urbanisme en milieu rural. Il a également évoqué une aide financière de 40 000 dirhams par logement, destinée à 100 000 logements ruraux à travers le Fonds de solidarité pour le logement, avec un accompagnement et des études techniques gratuits.
Si ce programme est exécuté conformément aux volumes et aux montants annoncés, l’enveloppe correspondant aux aides directes atteindrait, par simple calcul, quatre milliards de dirhams.
Mais plusieurs questions opérationnelles restent à éclaircir. Quels seront les critères de sélection des logements bénéficiaires ? Le dispositif concernera-t-il les nouvelles constructions ou également la réhabilitation des logements existants ? Quelles seront les conditions techniques et juridiques ? Comment seront traitées les situations foncières dans lesquelles les documents de propriété ne sont pas complets ou lorsque les terrains sont soumis à des restrictions d’urbanisme ?
Quant à la nouvelle loi sur l’urbanisme rural, son importance dépendra de sa capacité à résoudre des difficultés qui entravent depuis longtemps le logement et l’investissement dans les zones rurales : extension urbaine, raccordement aux infrastructures de base, accès aux autorisations et disparités des moyens entre les communes.
Une aide financière ne saurait constituer une réponse suffisante si elle n’est pas accompagnée de procédures simplifiées, d’un véritable encadrement technique et de garanties relatives à la qualité et à la sécurité des logements.
Lors de ses déplacements sur le terrain dans les provinces de Smara, Laâyoune et Tarfaya, le ministre a également évoqué une contribution de 300 millions de dirhams à la mise à niveau de la ville de Laâyoune, dans le cadre d’un programme global d’environ 680 millions de dirhams. Il a aussi mentionné l’accélération du relogement des habitants des campements de Smara et la mise à disposition de logements adaptés aux marins-pêcheurs de Tarfaya.
Ces dossiers relèvent de réalités différentes et ne peuvent être évalués uniquement sous l’intitulé général du développement territorial.
Le relogement suppose de préciser les bénéficiaires, les modalités et les délais. La mise à niveau de Laâyoune exige de distinguer les projets achevés de ceux qui restent à réaliser. Quant au logement des marins-pêcheurs, il nécessite des solutions adaptées à leurs conditions professionnelles et à la localisation de leurs activités.
Les montants annoncés prendront véritablement leur sens lorsqu’ils seront associés à des projets identifiés, à des calendriers précis et à des indicateurs de réalisation accessibles au public.
La communication gouvernementale : le droit de la presse à interroger constitue le premier test
Belfaqih a choisi d’ouvrir sa première conférence de presse en annonçant une nouvelle étape de communication institutionnelle transparente. Il a présenté les journalistes comme des partenaires essentiels dans la transmission de l’information et rappelé que le droit d’accès à l’information constitue un droit constitutionnel.
Cette déclaration est importante sur le plan des principes. Elle place cependant le porte-parole du gouvernement devant une responsabilité qui dépasse la présentation du bilan du Conseil de gouvernement et la reprise des positions ministérielles.
La fonction de porte-parole ne se limite pas à relayer les communiqués officiels. Elle suppose également la capacité d’expliquer les décisions, de préciser ce qui n’a pas encore été tranché et de répondre aux questions dont les réponses ne sont pas toujours confortables.
Le droit d’accès à l’information trouve son fondement dans l’article 27 de la Constitution marocaine, qui garantit aux citoyennes et aux citoyens le droit d’accéder aux informations détenues par l’administration publique, les institutions élues et les organismes chargés d’une mission de service public, sous réserve des exceptions prévues par la loi.
La loi n° 31.13 encadre également ce droit en précisant les règles relatives aux demandes d’information, aux délais de réponse et aux procédures de recours en cas de refus.
Par conséquent, la transparence annoncée doit se traduire par la mise à disposition des documents et des données permettant aux journalistes de vérifier les déclarations gouvernementales, et non par la simple présentation de chiffres dépourvus de références ou de précisions méthodologiques.
La presse est en droit de demander, par exemple, quelle étude a permis au gouvernement d’établir le chiffre de 70 % attribué aux intermédiaires, sur quelle base financière repose l’estimation du coût de la compensation des carburants, quel bilan a été établi concernant le contrôle des tarifs du transport et quel calendrier est prévu pour la mise en place effective des six sociétés régionales.
Elle est également en droit d’interroger les ministres sur les projets relevant de leurs départements et de confronter les engagements antérieurs aux réalisations constatées.
Les autres travaux du Conseil de gouvernement ont notamment porté sur l’adoption du projet de décret n° 2.26.470 relatif à l’application de la loi n° 52.23 du 31 décembre 2025 organisant la profession des traducteurs assermentés.
Trois autres projets de décrets présentés par le département de l’Économie et des Finances concernaient la délégation de pouvoirs relatifs aux opérations d’emprunt et à la couverture des besoins de trésorerie jusqu’à la fin du mois de décembre 2026. Le Conseil a également approuvé des nominations à des fonctions supérieures conformément à l’article 92 de la Constitution, dans plusieurs départements ministériels.
Ces dossiers relèvent du fonctionnement réglementaire et institutionnel de l’État. Leur importance ne se limite toutefois pas à leur adoption : leur mise en œuvre et leurs effets concrets méritent également un suivi.
Du discours de campagne à la responsabilité de gouverner
Ce qui retient l’attention dans cette première conférence de presse, c’est que le gouvernement a choisi de remettre au premier plan plusieurs engagements sociaux qui avaient déjà occupé une place dans son discours politique et électoral, en les présentant désormais comme des priorités de la nouvelle étape.
Cette démarche est légitime dans son principe. Un programme électoral a vocation à se transformer en politiques publiques. Mais le passage de l’engagement politique à la responsabilité gouvernementale impose un changement dans la nature du discours.
Pendant une campagne électorale, un parti peut présenter des promesses et fixer des objectifs. Une fois au gouvernement, les citoyens attendent un bilan d’exécution, des échéances, des ressources financières identifiées, des administrations responsables et des résultats mesurables.
Il ne suffit pas de rappeler aux familles les augmentations promises des pensions ou de l’aide sociale alors que le coût de la vie continue de peser sur leur quotidien. Il ne suffit pas d’annoncer une surveillance des tarifs du transport lorsque les voyageurs continuent de signaler des hausses. Il ne suffit pas non plus de parler de réforme des circuits de distribution sans publier les données permettant de comprendre où se forment les prix et qui porte la responsabilité de leur augmentation.
Le nouveau gouvernement n’entame pas sa relation avec les citoyens à partir d’une page blanche. Il hérite de dossiers en cours, assume la responsabilité des décisions prises par l’État et doit apporter des réponses aux questions qui n’ont pas encore trouvé leur aboutissement.
Cette première conférence de presse a permis de présenter les orientations gouvernementales en matière de pouvoir d’achat. Elle a également montré qu’une partie importante de la communication repose encore sur des engagements annoncés et des programmes à venir, davantage que sur des résultats déjà mesurables.
Le véritable test de la prochaine étape ne résidera donc ni dans le nombre de conférences de presse ni dans le volume des déclarations, mais dans la capacité du porte-parole à revenir sur ces dossiers dans les semaines et les mois à venir, avec des chiffres actualisés, des documents, un bilan des contrôles et des explications précises sur ce qui a été réalisé et ce qui reste en attente.
Le citoyen qui attend une amélioration de ses revenus, la famille qui continue de supporter les conséquences du séisme d’Al Haouz, le retraité qui espère une pension lui garantissant un minimum de dignité et le voyageur qui paie son transport de sa propre poche n’ont pas besoin d’entendre une nouvelle fois les promesses de la campagne électorale.
Ils attendent que ces promesses deviennent une réalité qu’ils puissent constater dans leur vie quotidienne.


