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Le CCM ouvre une nouvelle étape dans l’organisation des métiers liés à l’industrie cinématographique : les entreprises appelées à régulariser leur situation avant le 30 septembre

L’organisation de l’industrie cinématographique ne concerne plus uniquement ceux qui produisent, réalisent ou exploitent les films dans les salles. Derrière chaque œuvre cinématographique ou audiovisuelle se trouve désormais tout un ensemble d’activités professionnelles : studios, laboratoires, sociétés spécialisées dans l’écriture de scénarios, agences de casting, sociétés de location de matériel ou encore entreprises intervenant dans l’équipement des salles, des festivals et des manifestations cinématographiques. Toutes sont directement concernées par la nouvelle étape engagée dans l’encadrement du secteur.

C’est dans cette perspective que le Centre cinématographique marocain (CCM) a adressé un communiqué aux entreprises exerçant des activités professionnelles liées à l’industrie cinématographique, les invitant à régulariser leur situation en fonction de leur date de création. Le délai fixé pour accomplir les démarches demandées arrive à échéance le 30 septembre 2026.

L’enjeu peut paraître administratif au premier regard, mais il concerne une partie importante de l’architecture professionnelle qui se trouve derrière la production cinématographique et audiovisuelle marocaine. Le CCM ne vise pas uniquement les sociétés de production. Il s’adresse à tout un ensemble d’activités dont la situation et les données professionnelles doivent désormais être clairement identifiées et actualisées auprès de l’institution chargée de l’organisation du secteur.

Pour les entreprises créées avant l’entrée en vigueur de la loi n° 18.23 relative à l’industrie cinématographique et à la réorganisation du Centre cinématographique marocain, la démarche consiste à actualiser les données et les documents déjà détenus par le Centre. Pour celles créées après l’entrée en vigueur de cette loi, il s’agit de déposer une déclaration préalable d’exercice de l’activité, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Cette distinction est importante. Toutes les entreprises ne sont pas placées dans la même situation. Le nouveau cadre juridique, tel qu’il se traduit dans la procédure annoncée par le CCM, distingue les opérateurs déjà présents avant l’entrée en vigueur du nouveau dispositif de ceux qui ont intégré le secteur après son entrée en application, avec une démarche différente pour chacune des deux catégories.

La liste établie par le Centre montre également l’étendue des activités concernées. Elle comprend les studios de tournage de films cinématographiques et d’œuvres audiovisuelles, les studios de postproduction, les studios de production de films d’animation et les laboratoires de l’industrie cinématographique. Elle concerne également les sociétés spécialisées dans l’écriture de scénarios ainsi que les agences de services techniques cinématographiques, notamment celles intervenant dans le casting.

S’y ajoutent les sociétés de location de matériel de tournage pour les films et les œuvres audiovisuelles, les entreprises spécialisées dans l’équipement des salles de cinéma, ainsi que celles qui fournissent les équipements nécessaires aux festivals, manifestations et caravanes cinématographiques.

Le dispositif dépasse ainsi la simple question d’une inscription administrative. Le CCM demande aux entreprises concernées de présenter une image professionnelle complète de leur activité : dossier juridique, fiche technique précisant la nature des activités exercées, plan architectural du studio, du laboratoire ou de l’espace dans lequel sont exercées les activités professionnelles liées à l’industrie cinématographique.

Les entreprises doivent également fournir la liste de leurs ressources humaines et leurs qualifications, ainsi que celle des moyens techniques, équipements et installations dont elles disposent, selon le tableau-type joint au communiqué. À cela s’ajoute la liste des films cinématographiques ou des œuvres audiovisuelles auxquels elles ont participé.

Ces derniers éléments donnent à la démarche une dimension professionnelle particulièrement claire. Il ne s’agit pas seulement de connaître la dénomination juridique d’une entreprise ou son adresse, mais aussi de déterminer précisément la nature de son activité, ses ressources humaines, ses capacités techniques et son expérience à travers les œuvres auxquelles elle a contribué.

Pour les entreprises présentes depuis plusieurs années dans le secteur, cette actualisation peut constituer l’occasion de remettre à jour leurs dossiers professionnels et de présenter une image fidèle de l’évolution de leurs activités. Pour les structures nouvellement créées, la déclaration préalable inscrit leur entrée dans ces métiers dans un cadre plus clair, tant au regard de leur activité que de leur relation avec l’institution chargée de la régulation du secteur.

Cette démarche intervient alors que l’industrie cinématographique et audiovisuelle marocaine connaît une diversification croissante de ses intervenants et une multiplication des services qui accompagnent la production. À mesure que cet écosystème s’élargit, disposer d’une connaissance précise des opérateurs, de leurs domaines d’activité, de leurs moyens techniques et de leur expérience devient une composante de l’organisation même du marché professionnel.

Le délai fixé par le CCM au 30 septembre 2026 donne désormais aux entreprises concernées une échéance précise, qu’il s’agisse de mettre à jour une situation existante ou de déposer une déclaration préalable pour celles auxquelles cette procédure s’applique. La nature des documents demandés suppose, pour certaines entreprises, un travail concret de rassemblement et de mise à jour des informations avant cette date.

Le communiqué ne porte pas de jugement préalable sur la situation des entreprises et ne formule pas d’accusation à l’encontre des professionnels du secteur. Il établit un cadre procédural précis, laissant à chaque entreprise le soin de déterminer la démarche qui correspond à sa situation, selon sa date de création et la nature de l’activité qu’elle exerce.

Ce qui se dessine est donc une étape supplémentaire dans la clarification de la carte professionnelle de l’industrie cinématographique marocaine. Plus cette carte s’élargit, plus la connaissance précise et actualisée de ses acteurs devient importante pour l’institution chargée d’organiser le secteur, mais aussi pour les entreprises elles-mêmes, qui ont besoin d’inscrire leur activité dans le nouveau cadre juridique.

Le 30 septembre constitue désormais l’échéance concrète à laquelle sera mesuré le niveau de réponse des entreprises concernées à cette nouvelle étape d’organisation du secteur.

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