mercredi, mars 4, 2026
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Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme : Le retour à la table des négociations est le seul moyen de mettre fin aux tueries, à la destruction et au désespoir au Moyen-Orient

La porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’hommeRavina Shamdasani, a déclaré que la peur, la panique et l’angoisse ressenties par des millions de personnes au Moyen-Orient et au-delà sont manifestes et, selon elle, auraient pu être totalement évitées. Elle a ajouté : «La situation s’aggrave et se détériore d’heure en heure, et nos pires craintes se concrétisent».

Selon un communiqué diffusé par le Centre d’information des Nations Unies au Caire, dont le correspondant de Diplomatie a obtenu une copie, la porte-parole a indiqué que Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, est profondément choqué par les conséquences des hostilités à grande échelle sur les civils et les infrastructures civiles depuis le déclenchement du conflit samedi dernier, à la suite des attaques menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran, de la riposte iranienne contre des pays de la région, ainsi que de l’entrée ultérieure du Hezbollah dans le conflit.

Le droit de la guerre et la protection des civils

Selon Mme Shamdasani, les lois de la guerre sont parfaitement claires : «Les civils et les biens de caractère civil sont protégés. Tous les États et tous les groupes armés doivent respecter ces lois».

Elle a ajouté : «Le Haut-Commissaire appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à prévenir toute nouvelle escalade et à prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils, y compris les ressortissants étrangers, ainsi que les infrastructures vitales. Le retour à la table des négociations est le seul moyen de mettre fin aux tueries, à la destruction et au désespoir».

Elle a poursuivi : «À ce stade, outre l’Iran et Israël, les hostilités ont touché 12 autres pays, détruisant ou endommageant des habitations, des bureaux, des entreprises, des aéroports, des infrastructures énergétiques ainsi que d’autres infrastructures civiles».

Les pertes en Iran

Ravina Shamdasani a indiqué qu’en Iran, selon des rapports du Croissant-Rouge iranien, le nombre de civils tués s’élève à 787. Dans l’incident le plus meurtrier et le plus dévastateur, des dizaines de jeunes filles ont été tuées ou blessées lorsque leur école primaire à Minab, dans le sud du pays, a été bombardée pendant la journée scolaire. Elle a ajouté : «Le Haut-Commissaire appelle à une enquête rapide, impartiale et exhaustive sur les circonstances de cette attaque. La responsabilité de l’enquête incombe aux forces qui l’ont menée. Nous les exhortons à publier les résultats et à garantir la reddition de comptes ainsi qu’une indemnisation des victimes».

Elle a également déclaré : «L’armée iranienne a riposté aux attaques américaines et israéliennes en lançant des centaines de missiles et de drones, ainsi que d’autres systèmes d’armes, contre des pays de la région, causant la mort de civils et des dommages aux infrastructures civiles. Dans la ville de Beit Shemesh, au centre d’Israël, neuf personnes ont été tuées lorsqu’un missile a frappé une zone résidentielle».

Liban

La porte-parole du Haut-Commissariat a également déclaré : «Nous sommes profondément préoccupés par l’escalade des hostilités au Liban après que le Hezbollah a lancé un barrage de projectiles contre Israël et que ce dernier a mené des frappes de représailles intenses, y compris à Beyrouth. Nous exhortons les deux parties à mettre immédiatement fin à cette escalade majeure de la violence et à revenir au cessez-le-feu convenu».

Elle a révélé : «Des informations font état de victimes civiles et de dégâts aux infrastructures civiles, ainsi que d’un important déplacement renouvelé à la suite des frappes israéliennes dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth. Les informations disponibles indiquent qu’environ 30 000 habitants ont fui les zones touchées durant la nuit, en plus des 64 000 déjà déplacés».

Elle a ajouté : «Le droit international humanitaire stipule que toute attaque doit respecter les principes fondamentaux de distinction et de proportionnalité et que toutes les précautions nécessaires doivent être prises pour protéger les civils. Les attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil, ainsi que les attaques indiscriminées, constituent de graves violations du droit international humanitaire et peuvent constituer des crimes de guerre».

Préoccupations concernant la situation intérieure en Iran

Ravina Shamdasani a également déclaré : «Dans l’ensemble de l’Iran, nous sommes extrêmement préoccupés par la situation de la population, compte tenu des antécédents du gouvernement en matière de répression meurtrière à grande échelle contre ses opposants et des nouvelles menaces proférées par de hauts responsables contre toute expression d’opposition en ce moment. Nous rappelons aux autorités leur obligation, en vertu du droit international des droits de l’homme, de protéger les libertés fondamentales des Iraniens».

Elle a ajouté : «Nous sommes également préoccupés par le fait que de nombreux Iraniens n’ont toujours pas accès à Internet, ce qui limite leur accès aux informations essentielles, y compris celles nécessaires pour chercher un abri sûr face aux hostilités en cours. Nous appelons au rétablissement immédiat des services de communication».

Elle a poursuivi : «Nous sommes également préoccupés par la sécurité de centaines de prisonniers politiques toujours détenus arbitrairement en Iran. Tous les efforts possibles doivent être déployés pour assurer leur protection, et nous appelons à leur libération rapide».

Elle a souligné : «Les droits de l’homme ne doivent être exploités par aucun État ni utilisés comme monnaie d’échange. L’histoire douloureuse nous a montré ce que peut signifier l’usage brutal de la force extérieure pour les droits de l’homme. Les droits de l’homme doivent être au cœur de l’avenir de l’Iran».

La porte-parole a conclu : «Le Haut-Commissaire appelle toutes les parties à retrouver la raison et à mettre fin à cette violence. Il exhorte tous les États à respecter et à défendre la Charte des Nations Unies, le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire».

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