Après une série de reports, le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a finalement fixé la date de son Conseil National au 31 janvier, un rendez-vous organisationnel clé, juste après la clôture des candidatures pour la succession de Aziz Akhannouch à la tête du Rassemblement National des Indépendants (RNI).
Selon des informations concordantes en provenance des structures du parti, le PAM a choisi d’attendre la clarification du paysage au sein du RNI avant d’entamer ses discussions internes décisives. La nouvelle direction du parti rival pourrait en effet redessiner les équilibres au sein de la majorité, contraignant le PAM à réévaluer ses positions et stratégies.
Conflits internes : entre leadership collectif et individuel
Mais ce qui préoccupe le PAM ne se limite pas aux évolutions externes. Le parti traverse, selon ces sources internes, une période de tensions inédites. Les débats portent sur la formule de leadership à adopter :
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Première option : remplacer la direction collective, jugée floue, par un secrétaire général unique capable de prendre des décisions politiques et organisationnelles de manière claire et rapide.
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Deuxième option : maintenir la direction collective, pour éviter de réactiver des logiques de pouvoir individuelles qui pourraient fragiliser l’équilibre interne du parti.
Toujours selon ces informations concordantes, le prochain Conseil National constituera un véritable terrain de confrontation politique et un test crucial pour la capacité du PAM à trancher ses choix stratégiques au-delà de la simple réaction aux événements.
Position du parti au sein de la majorité : pertinence du partenariat gouvernemental
Le Conseil National devrait également débattre du rôle du PAM au sein de la coalition gouvernementale, et de l’opportunité de maintenir un partenariat marqué par certaines tensions, surtout dans le contexte des transformations attendues au RNI.
À la croisée des chemins
Le PAM aborde ce Conseil National avec des questions lourdes : leadership, unité et positionnement politique. Entre l’incertitude post-Akhannouch et les luttes internes sur la conduite du “Tracteur”, le parti se trouve à un carrefour stratégique. Les décisions prises offriront un indicateur clair de sa capacité à se renouveler et à affirmer son influence, ou bien de sa vulnérabilité face à des équilibres fragiles et des conflits reportés.


