La séance plénière de la Chambre des représentants consacrée au projet de loi de finances 2026 s’est transformée en une tribune politique. Abdullah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti Justice et Développement, a lancé une attaque frontale contre le gouvernement Akhannouch, qu’il décrit comme “s’effondrant avant même la fin de son mandat”. Ces déclarations ne sont pas anodines : elles portent un poids politique et des messages implicites à un tournant critique de la législature.
Un gouvernement épuisé par “les conflits d’intérêts”
Bouanou a qualifié la majorité gouvernementale d’“épuisée”, victime de conflits d’intérêts, de clientélisme, de corruption et de scandales récurrents. La question centrale : ce gouvernement sert-il les citoyens ou des réseaux d’influence politique et économique ?
“Le pillage des réalisations du Roi”… accusation lourde
Bouanou accuse le gouvernement de s’approprier les succès royaux “sous les projecteurs”.
Questions clés :
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Le gouvernement est-il si pauvre en réalisations qu’il doit s’approprier celles du Roi ?
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Le gouvernement est-il devenu une simple “agence de communication politique” ?
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Pourquoi réduire le concept de succès à des domaines symboliques plutôt qu’aux secteurs sociaux essentiels ?
Projet de loi de finances hors programme gouvernemental
Bouanou souligne que le projet n’est pas aligné sur le programme gouvernemental, révélant une crise de planification et une absence de vision économique et sociale.
Dernière année de mandat : une fin chaotique ou honorable ?
Le député estime que le gouvernement a dilapidé son capital de confiance et que les indicateurs prédisent une fin “mauvaise”.
Questions cruciales : le gouvernement a-t-il perdu toute capacité d’initiative ? Où est la cohésion de la majorité ? Peut-on restaurer la confiance avant la fin du mandat ?
Conclusion :
La prise de parole de Bouanou ne se limite pas à une critique technique du projet de loi. C’est un diagnostic complet d’une crise gouvernementale : déficits de gouvernance, injustice sociale, chevauchement des pouvoirs et de la richesse, absence de cohésion politique. Les citoyens restent les principaux perdants, et la question demeure : existe-t-il encore une chance de redresser la situation ou le compte à rebours de la fin d’un mandat sans bilan a-t-il commencé ?



