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L’effondrement des investitures recompose la carte des influences à Nouaceur : l’homme d’affaires Ben Daoud entre rupture avec le PAM et possibilité de renverser les équilibres politiques et électoraux

Le dossier des investitures électorales au sein de certaines formations politiques marocaines, en particulier dans la région de Casablanca–Settat, continue de susciter de vives tensions à l’approche des prochaines échéances législatives. Au centre de cette recomposition discrète mais intense, le nom de l’homme d’affaires et député Abdelrahim Ben Daoud refait surface avec insistance dans les débats politiques et médiatiques.

Selon plusieurs sources relayées par des médias électroniques marocains, Ben Daoud, figure influente sur les plans économique et électoral dans la province de Nouaceur, serait engagé dans une phase de repositionnement politique. Cette dynamique intervient après l’échec de la tentative d’obtention d’une investiture au profit de sa fille au sein du Parti de l’Authenticité et de la Modernité, ouvrant ainsi la voie à des discussions avancées avec des responsables du Mouvement Populaire en vue d’un éventuel ralliement, accompagné de plusieurs élus locaux et relais électoraux.

Ces mêmes sources évoquent un climat interne marqué par des tensions autour de la gestion des investitures, révélant des divergences entre acteurs régionaux sur la répartition des positions électives et la structuration des alliances locales. Ce contexte met en lumière une réalité politique où les équilibres internes des partis sont de plus en plus influencés par des considérations territoriales et électorales.

Des informations médiatiques indiquent également que ce cycle de tension ne serait pas récent, mais qu’il aurait été précédé par des rencontres et consultations informelles entre différentes parties prenantes politiques. Ces échanges auraient tenté, sans succès apparent, d’apaiser les divergences avant que celles-ci ne prennent une dimension publique et plus conflictuelle.

Par ailleurs, le nom d’Abdelrahim Ben Daoud est également associé à une affaire judiciaire liée à une société de produits laitiers, connue médiatiquement sous l’appellation “Lait Blanc”. Ce dossier, toujours en cours d’instruction, concerne des soupçons portant sur la commercialisation de produits alimentaires potentiellement non conformes aux normes sanitaires. Des mesures conservatoires auraient été prises dans ce cadre, selon des éléments judiciaires et des informations relayées par la presse.

Cette imbrication entre enjeux politiques, économiques et judiciaires confère au dossier une complexité particulière. Elle dépasse la simple question des investitures pour interroger plus largement l’influence des réseaux d’affaires dans les dynamiques politiques locales, ainsi que les rapports entre pouvoir partisan, intérêt électoral et gouvernance territoriale.

Sur le plan politique, cette affaire illustre les recompositions en cours au niveau local, où les appartenances partisanes apparaissent de plus en plus fluides, sujettes à des reconfigurations rapides en fonction des rapports de force et des intérêts en présence. Cette réalité contribue à faire des périodes préélectorales des moments de forte instabilité stratégique au sein des partis.

Le dossier reste ouvert, en attente d’éventuels développements politiques ou judiciaires susceptibles de redéfinir les équilibres locaux dans cette circonscription stratégique de la région Casablanca–Settat.

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