dimanche, mars 29, 2026
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Wahbi répète les erreurs de Regragui : le Maroc sans plan jusqu’à la 88e minute

Il ne s’agissait pas simplement d’un match nul dans une rencontre amicale, mais bien d’un révélateur profond d’un malaise tactique persistant au sein de équipe du Maroc de football face à équipe de l’Équateur de football (1-1). Ce qui frappe ici, ce n’est pas le résultat, mais la continuité troublante d’un même schéma de jeu, déjà observé sous Walid Regragui, et qui semble se reproduire aujourd’hui avec Mohamed Wahbi : une absence de plan clair plutôt qu’un simple problème d’exécution.

Dès les premières minutes, le Maroc a donné l’impression d’un contrôle superficiel : une possession stérile, basée sur des passes courtes et répétitives dans des zones restreintes, sans véritable projection ni capacité à déséquilibrer l’adversaire. Ce qui devrait être un outil de construction est devenu une faille structurelle. Face à un pressing modéré, l’Équateur récupérait aisément le ballon et se projetait rapidement, transformant ces pertes en opportunités concrètes — jusqu’à concrétiser en début de seconde période.

Le problème dépasse l’erreur individuelle : il réside dans l’idée même. Lorsque la relance courte devient un dogme rigide, elle cesse d’être une option pour devenir un risque systématique. Et c’est précisément ce que cette rencontre a exposé : une équipe marocaine prévisible, lisible, presque anticipée dans ses intentions par équipe de l’Équateur de football, qui semblait jouer un coup d’avance.

Plus révélateur encore, l’incapacité à corriger le tir. Jusqu’à la 88e minute, aucune véritable adaptation n’a émergé : ni variation de rythme, ni diversification dans la construction, ni ajustement stratégique visible. Comme si le match échappait progressivement au banc, sans réponse. Le but égalisateur de Naïl El Aynaoui, bien que précieux, n’est pas né d’un mouvement collectif construit, mais d’une phase arrêtée (corner), c’est-à-dire d’un moment isolé, déconnecté du jeu courant.

Dans cette perspective, la question dépasse les individus. Qu’il s’agisse de Mohamed Wahbi aujourd’hui ou de Walid Regragui auparavant, le constat interpelle : pourquoi ce modèle tactique persiste-t-il, indépendamment des contextes et des ajustements annoncés ? Est-ce un choix structurel au sein de la vision footballistique nationale, ou une incapacité à produire des alternatives adaptées aux profils des joueurs ?

Ce que ce match met en lumière, ce n’est pas seulement une limite technique, mais un déficit de flexibilité intellectuelle dans la gestion du jeu. Or, à l’approche de Coupe du monde 2026, les défis à venir exigeront bien plus qu’une possession stérile ou des solutions ponctuelles. Ils nécessiteront une lecture dynamique des matchs et une القدرة à renverser leur cours en temps réel.

Ainsi, ce nul n’est pas une fin en soi, mais un signal faible — ou peut-être déjà fort : le Maroc cherche encore son idée de jeu… avant même de chercher la victoire.

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