mardi, mars 17, 2026
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Hausse des carburants au Maroc : Akhannouch agit tardivement face aux crises internationales et à la pression populaire

Augmentation des prix des carburants au Maroc : le mouvement tardif d’Akhannouch entre pression interne et crises internationales

Dans un geste inattendu mais tardif, le Premier ministre Abdelaziz Akhannouch a annoncé la création d’une commission technique interministérielle pour étudier la forte hausse des prix des carburants survenue dans la nuit du lundi 16 mars 2026. Cette décision fait suite aux tensions croissantes au Moyen-Orient et à leurs répercussions directes sur le marché mondial de l’énergie, mais elle soulève une question centrale : pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas agi dès le début de son mandat, et pourquoi cette initiative survient-elle seulement quelques mois avant la fin de son mandat ?

Une source gouvernementale a indiqué que la commission se chargera d’évaluer les impacts de l’augmentation du diesel et de l’essence sur le pouvoir d’achat des citoyens ainsi que sur le coût du transport, de la production et des services. Mais son rôle ne se limitera pas à la surveillance : elle examinera des solutions concrètes, allant du plafonnement des prix des carburants à la suspension possible du système de libéralisation des prix, permettant à l’État de reprendre le contrôle du marché et de réguler les prix en cette période critique. La commission étudiera également la redéfinition des marges bénéficiaires des acteurs du secteur et l’instauration de mécanismes de contrôle stricts pour garantir la transparence et empêcher toute spéculation au détriment des consommateurs.

Parmi ses autres missions, la commission examinera le dossier des stocks stratégiques, réévaluant la politique de stockage et déterminant les responsables de l’approvisionnement afin d’éviter toute perturbation ou fluctuation soudaine des prix en période de crise.

L’analyse approfondie de cette décision révèle des dimensions doubles :

  • Dimension visible : protéger le pouvoir d’achat des citoyens et réduire la colère populaire et syndicale provoquée par la hausse des prix, tout en rétablissant la confiance dans la capacité du gouvernement à réguler le marché.

  • Dimension cachée : une tentative finale d’améliorer l’image du gouvernement avant la fin de son mandat, après des années de critiques pour son retard dans la prise de décisions économiques cruciales, laissant le dossier subir l’influence des marchés internationaux et la pression interne.

La situation actuelle place le gouvernement face à un double défi : faire face à la colère populaire croissante et gérer les effets des crises internationales échappant au contrôle direct du Maroc. Les observateurs avertis soulignent que tout retard supplémentaire pourrait aggraver la perte de confiance dans les mécanismes de régulation et accroître la pression sur le pouvoir d’achat, avec des répercussions directes sur le prix des produits de base, des services et du transport.

En conclusion, l’action tardive d’Akhannouch traduit une tentative de reprendre l’initiative face à des défis doubles : la pression interne pour maintenir la stabilité sociale et économique, et la volatilité mondiale des marchés de l’énergie. La grande question reste : la commission réussira-t-elle à mettre en œuvre des solutions efficaces avant la fin du mandat, ou les citoyens resteront-ils pris en otage par des politiques différées et des crises internationales récurrentes ?

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