mercredi, janvier 28, 2026
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Mohamed Oujar brouille-t-il les cartes du RNI ? Du consensus maîtrisé à l’épreuve de l’ambition politique

Toute candidature au sein d’un parti politique ne relève pas nécessairement d’un simple mécanisme organisationnel.
Parfois, ce ne sont pas les noms qui font débat, mais ce qu’ils symbolisent au moment précis où ils réapparaissent sur la scène politique.

Le retour du nom de Mohamed Oujar dans les discussions autour de la direction du Rassemblement National des Indépendants (RNI) ne peut être lu comme un fait anodin, ni comme une ambition personnelle isolée. Il s’agit plutôt d’un signal politique qui rouvre un débat longtemps différé au sein du parti :
celui du consensus interne, de ses limites, et des équilibres de l’après-Aziz Akhannouch.

Sommes-nous face à une candidature ordinaire dans un parti qui se veut démocratique ?
Ou s’agit-il d’une initiative calculée, susceptible de remettre en question des règles tacites qui ont structuré le fonctionnement du RNI durant des années ?
Et pourquoi le nom de Mohamed Oujar revient-il aujourd’hui, sous cette forme, alors qu’il avait auparavant exprimé son absence d’intention de se porter candidat ?

Ces questions ne sont pas posées dans une logique de suspicion, mais de compréhension, d’autant plus que les lectures médiatiques commencent à converger autour du même sujet, sous des angles différents.

De l’article à la publication numérique : quand le débat sort du cercle interne

L’analyse publiée précédemment n’était ni une interprétation isolée, ni une lecture fondée sur une rumeur passagère, mais le fruit d’indicateurs politiques et médiatiques de plus en plus convergents.

Aujourd’hui, une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, attribuée à Abdelilah Al-Qouzi, vient confirmer que l’hypothèse d’une candidature de Mohamed Oujar à la tête du RNI n’est plus un simple murmure politique, mais un discours désormais présent dans l’espace médiatique, même si ses approches diffèrent.

Cette publication évoque explicitement :

  • une candidature sans consensus préalable,

  • un maintien de la décision malgré certaines réserves internes,

  • et le risque de tensions au sein du parti.

Autant d’éléments déjà soulevés dans notre analyse, mais dans un registre analytique mesuré, loin de toute dramatisation.

Ici, la question n’est pas de savoir qui a devancé l’autre, mais ce que révèlent ces convergences discursives : lorsque les analyses se recoupent, le débat devient politique, non personnel.

Oujar, entre les déclarations d’hier et les choix d’aujourd’hui

L’un des aspects les plus marquants de ce débat réside dans le rappel de déclarations antérieures de Mohamed Oujar, dans lesquelles il affirmait ne pas envisager de candidature pour l’après-Akhannouch.

Ce rappel ne vise ni la mise en cause personnelle ni la remise en question des intentions, mais pose une interrogation politique légitime :
les données internes au parti ont-elles évolué ?
Ou le contexte organisationnel et politique impose-t-il aujourd’hui une relecture des positions passées ?

En politique, la révision des positions n’est pas une faute.
Mais l’absence d’explication ouvre inévitablement la voie à l’interprétation, surtout au sein d’un parti dont la cohésion interne a longtemps reposé sur la clarté des règles et la discipline organisationnelle.

Par ailleurs, Mohamed Oujar n’est pas une figure marginale du RNI. Il incarne un parcours ministériel et organisationnel qui confère à chacun de ses choix une portée dépassant la personne pour toucher à la structure même du parti.

Le parti du consensus face à une épreuve silencieuse

Ces dernières années, le Rassemblement National des Indépendants s’est présenté comme un parti :

  • fondé sur le travail d’équipe,

  • privilégiant le consensus au conflit,

  • et gérant les phases de transition avec prudence et discrétion.

Dans cette logique, toute candidature s’inscrivant hors de ce cadre — qu’elle émane de Mohamed Oujar ou d’un autre acteur — soulève une question centrale :
le parti est-il en train de passer d’un consensus maîtrisé à une phase de compétition ouverte ?

Et si tel est le cas, sa structure organisationnelle et sa culture interne sont-elles prêtes à en assumer le coût politique ?
Un coût qui ne serait pas seulement technique, mais aussi culturel et stratégique.

Conclusion : non pas une rumeur, mais un moment de clarification

Entre une analyse publiée récemment et une publication numérique largement relayée, il apparaît clairement que le sujet dépasse désormais le stade de la spéculation médiatique. Il s’agit d’un débat en construction dans l’espace public autour de l’avenir de la direction du RNI.

Un débat qui ne condamne ni ne consacre, mais qui pose les questions nécessaires à un moment politique sensible, où les intentions comptent moins que les signaux envoyés.

Les prochains jours permettront de déterminer si la candidature de Mohamed Oujar constitue :

  • une initiative isolée,

  • ou le prélude à une transformation plus profonde au sein d’un parti habitué à gérer ses divergences dans le silence… et qui pourrait aujourd’hui se retrouver hors de sa zone de confort.

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