samedi, janvier 24, 2026
AccueilActualitésMohamed El Mahdi Bensaïd met les points sur les i dans l’affaire...

Mohamed El Mahdi Bensaïd met les points sur les i dans l’affaire du Conseil national de la presse

Bensaïd ferme la porte aux changements concernant le « mandat et la liste » au Conseil national de la presse

Rabat | 22 décembre 2025 – Lors d’une séance parlementaire qui n’a pas fait grand bruit dans l’espace médiatique, Mohamed El Mahdi Bensaïd, ministre de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication, a réaffirmé sa position ferme sur le mandat des éditeurs pour accéder au Conseil national de la presse. Le ministre ne s’est pas contenté de défendre le statu quo ; il a tenté de redéfinir implicitement les frontières entre ce qu’il considère comme une représentation équilibrée du secteur et les propositions qu’il perçoit comme une tentative de contourner la logique de l’équilibre imposée par la loi.

Bensaïd considère le mandat comme un choix logique et approprié, étant donné que les éditeurs ne constituent pas une corporation professionnelle d’individus, et que ce système permet, selon lui, une représentation qui tient compte du poids économique et managérial de chaque entreprise. Cette précision révèle la philosophie du ministre : garantir que la représentation ne soit pas seulement électorale mais reflète également les rapports de force économiques et l’expérience accumulée dans le secteur de l’édition.

Le ministre a rejeté les propositions d’organiser un vote pour les éditeurs, à l’instar des journalistes, affirmant que le système actuel assure un choix individuel libre et direct pour chaque candidat, renforçant ainsi sa responsabilité vis-à-vis de l’assemblée électorale. On perçoit ici que Bensaïd considère le vote collectif, tel que soutenu par les syndicats, comme une menace au principe d’équilibre dans la représentation des éditeurs au sein du Conseil.

Par ailleurs, les propositions des groupes socialiste et de l’opposition unioniste, notamment celles concernant la catégorie des « sages », ont suscité un débat vif. Le ministre a refusé de réserver un siège aux éditeurs parmi les sages, justifiant que ces derniers représentent déjà une expérience professionnelle et une expertise équilibrée. Cependant, les voix des syndicats et des professionnels se sont fait entendre, insistant sur la nécessité de garantir une représentation équitable protégeant l’équilibre entre éditeurs et journalistes, mettant en lumière la divergence de visions entre le pouvoir exécutif et les instances professionnelles sur le sens de la représentation équitable.

Sur la question de la démission des membres du Conseil, Bensaïd a rejeté l’amendement de l’article 8 qui fixait la fin du mandat à la date de réception de la démission, estimant que cette restriction était juridiquement injustifiée et qu’elle contredisait la logique de fin de mandat prévue par les autres articles. Cette position reflète la volonté du ministre de préserver l’unité du cadre légal régissant le Conseil, loin de toute exception susceptible d’affaiblir l’efficacité institutionnelle.

« Le silence est le plus grand protecteur de la corruption » : Ouzzine met le parlement et les médias sous la loupe

Au final, la séance de lundi n’était pas simplement un débat législatif, mais une lecture approfondie de la relation entre le pouvoir exécutif et les instances professionnelles, où Bensaïd a tenté de tracer des lignes d’équilibre entre loi, représentation et efficacité. Cela laisse ouvertes des questions sur la possibilité de revoir ces orientations à l’avenir, surtout face aux pressions syndicales et aux appels récurrents pour plus de transparence et de représentation démocratique au sein du Conseil national de la presse.

Articles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Les plus lus

Recent Comments