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Oujar dévoile les arcanes de l’État et de la bureaucratie : comment les ministres affrontent des partis limités et un contexte en mutation ?

Dans des déclarations rares et révélatrices, M. Oujar, ancien ministre et membre exécutif du parti au pouvoir, a exposé des détails sensibles sur l’état marocain, les partis politiques et la bureaucratie, qui constituent un défi quotidien pour les ministres et les citoyens.

L’État profond et les partis
Oujar a affirmé que l’État marocain ne laisse pas beaucoup de place aux partis et que les hauts fonctionnaires « ne sont pas responsables », tandis que les ministres se heurtent à la bureaucratie de l’État profond. Toute tentative de réforme se heurte à une résistance administrative persistante.

Historique de l’équilibre politique
Il a évoqué les années 1970, lorsque le roi Hussein II a cherché à créer un équilibre politique en soutenant de nouveaux partis pour contrer les blocs traditionnels influents dans la rue, les médias et les universités. Ces partis ont été créés par volonté de l’État plutôt que par aspiration populaire, et les dirigeants traditionnels n’ont pas affronté cette initiative avec violence politique.

Évolutions sociales et participation citoyenne
Oujar s’inquiète du désintérêt croissant pour les élections et de l’influence dominante des réseaux sociaux, tandis que les valeurs sociales se déplacent vers l’individualisme et l’autonomie. Les partis doivent repenser leur rôle pour s’adapter à ces transformations.

Écoute publique et programmes citoyens
Il a révélé l’organisation de sessions d’écoute publique dans les villages et les villes pour analyser les priorités des citoyens. Les résultats montrent que les jeunes se préoccupent avant tout de l’emploi, de l’éducation et de la santé, et que l’anglais et le français sont privilégiés par rapport à l’amazigh, révélant des changements sociaux et culturels profonds.

Défis futurs et transformations majeures
Oujar relie le succès international sur l’autonomie des provinces du Sud à la nécessité de réviser la constitution, renforcer la gouvernance et impliquer les élites, les jeunes et les femmes dans le processus politique. Il avertit que certaines nouvelles élites, notamment les hommes d’affaires, ne s’intéressent pas à la vie parlementaire, ce qui constitue un obstacle à la reconstruction institutionnelle.

Conclusion analytique
Les déclarations d’Oujar révèlent une problématique complexe entre l’État profond, les partis traditionnels et les transformations sociales modernes. C’est un appel clair à une réforme globale, la participation citoyenne et la reconstruction de la confiance entre les institutions et le peuple.

Questions ouvertes :

  • Comment les partis peuvent-ils dépasser les contraintes de l’État profond ?

  • Quel rôle les jeunes et les femmes peuvent-ils jouer pour réinventer la politique ?

  • Les nouvelles élites s’impliqueront-elles réellement dans le parlement ou privilégieront-elles leurs intérêts économiques ?

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