Après la décision du Conseil de sécurité : Les États-Unis appellent à des négociations directes pour résoudre le dossier du Sahara
Dans une scène diplomatique empreinte de poids symbolique et stratégique, le récent vote du Conseil de sécurité prolongeant d’un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara (MINURSO) marque une évolution significative dans un dossier longtemps paralysé par des blocages et des tensions entre parties. Ce vote n’est pas un simple geste administratif, il témoigne d’une orientation mondiale croissante en faveur de l’autonomie marocaine comme base de toute solution future.
Depuis Washington, la voix du principal conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Moussaad Boulos, remet les pendules à l’heure : « Le temps n’attend pas, et des négociations directes sont nécessaires pour parvenir à une paix durable au Sahara. » Un seul tweet, mais lourd de sens historique et géopolitique, réaffirmant que la solution, selon la perspective américaine, doit rester dans le cadre de la souveraineté marocaine et de l’autonomie réaliste proposée par Rabat.
The United States welcomes today’s historic vote to extend MINURSO's mandate for one year and looks forward to supporting negotiations to achieve peace in Western Sahara. I echo @POTUS's call for all parties to engage in negotiations without delay to achieve a lasting solution,…
— U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs (@US_SrAdvisorAF) October 31, 2025
L’analyse dépasse le simple aspect diplomatique : le moment est venu de se demander si l’Algérie reconsidérera enfin sa posture traditionnelle, marquée par l’absence de vote ou l’abstention. Les relations Maroc-Algérie connaîtront-elles une transformation réelle à la lumière de ce dynamisme international, ou les obstacles politiques, profondément enracinés, continueront-ils à peser sur le voisinage ?
Le positionnement américain, en harmonie avec la vision du roi Mohammed VI, ouvre également une fenêtre sur la reconstruction d’une confiance mutuelle entre Rabat et Alger, un geste à la fois symbolique et diplomatique. La question centrale reste : ce dialogue fraternel direct pourra-t-il dépasser des années d’impasse, ou la géopolitique régionale continue-t-elle à dicter ses règles, malgré la volonté des parties locales ?
Au sein du Conseil de sécurité, la résolution n° 2797 de 2025 se distingue comme un jalon : 11 votes favorables – y compris des États-Unis, la France et le Royaume-Uni – contre 3 abstentions (Russie, Chine et Pakistan), tandis que l’Algérie a choisi de s’abstenir complètement pour la deuxième fois consécutive. Ce choix souligne que les grandes transformations naissent souvent autant de l’absence que de la présence active.
Ainsi, la question reste ouverte au lecteur : ce vote constitue-t-il le début de la fin de la période d’incertitude pour les séparatistes ? Peut-on considérer cette impulsion internationale comme le signe d’un reflux du soutien extérieur aux positions traditionnelles de l’Algérie ?
Le Conseil de sécurité ne délivre pas simplement un document officiel : il envoie des signaux multiples – diplomatiques, politiques et stratégiques. Dans ce contexte, le Maroc semble avancer avec confiance vers une solution politique durable, laissant à chacun, y compris à l’Algérie, l’épreuve de sa réelle volonté de paix.



