Le retour de Youssef El Hajj au staff technique de la sélection nationale ne doit pas être perçu comme un simple renfort technique ou un couronnement d’une carrière progressive, mais plutôt comme un indicateur des réalités complexes de la gestion du football marocain.
La Fédération Royale Marocaine de Football a annoncé aujourd’hui que Youssef El Hajj rejoignait le staff en tant qu’adjoint secondaire aux côtés de João Sacramento. Une lecture chronologique précise montre cependant que ce retour n’est pas le résultat d’un parcours linéaire ou d’une accumulation continue d’expériences valorisées au sein du staff national.
En effet, El Hajj avait déjà travaillé comme adjoint sous plusieurs entraîneurs précédents, notamment avec Roura, puis avec Ricard avant d’être laissé de côté à un moment donné. Son retour aujourd’hui n’est donc pas une récompense pour un parcours technique exceptionnel ou une “stratégie de continuité”, mais plutôt une décision administrative adaptée aux circonstances présentes.
La question clé est : pourquoi maintenant ?
Pour répondre à cette interrogation, il faut analyser le contexte organisationnel et technique :
🔹 Cette décision reflète-t-elle la recherche d’une “option locale disponible” dans un environnement sous pression ?
🔹 Est-ce un moyen de stabiliser le staff en réintroduisant un visage familier au sein de l’équipe ?
🔹 Ou encore, s’agit-il d’assurer un “verrou technique et logistique” pour le coach actuel grâce à un collaborateur marocain expérimenté dans l’environnement national ?
Le fait qu’El Hajj n’ait pas été maintenu lors des précédentes phases de l’équipe nationale suggère que son retour est davantage une opportunité de test qu’un projet consolidé. Ainsi, l’accent ne doit pas être mis sur la valeur ajoutée technique supposée, mais sur les motivations réelles derrière cette réintégration.
Ce retour montre que, dans le football marocain, les décisions concernant les adjoints ne sont pas uniquement guidées par une vision stratégique, mais aussi par des impératifs ponctuels et la disponibilité de profils locaux capables de combler rapidement un vide administratif ou technique.
En conclusion, le retour de Youssef El Hajj n’est pas un simple fait administratif. Il reflète un contexte où les choix de personnel sont souvent dictés par des besoins immédiats et des équilibres internes, plutôt que par un projet technique clair et planifié à long terme.


