Le tribunal de première instance de Rabat a rendu son verdict dans le dossier des actes de vandalisme ayant marqué la finale de la Coupe d’Afrique des Nations “Maroc 2025”, révélant à travers le texte du jugement des données détaillées qui dépassent le strict cadre pénal pour mettre en lumière les dimensions sociales et professionnelles des supporters poursuivis. Ce dossier, qui a suscité un large écho dans l’opinion publique sportive et judiciaire, ne s’est pas limité à la qualification des faits reprochés à 18 supporters sénégalais et à un ressortissant français d’origine algérienne, mais a également documenté leurs identités, leurs villes d’origine, leurs situations familiales et leurs parcours professionnels.
Selon le jugement, les supporters sénégalais proviennent de différentes villes du Sénégal, notamment Dakar, Saint-Louis et Kaolack. Leur profil professionnel est diversifié : techniciens, employés, travailleurs indépendants, salariés, ainsi qu’un militaire, tandis que la majorité d’entre eux sont mariés et pères de famille. Ces éléments confèrent au dossier une dimension humaine supplémentaire, dans la mesure où les prévenus ont été appréhendés non seulement comme acteurs présumés d’actes de trouble à l’ordre public, mais aussi comme des individus inscrits dans des réalités sociales et familiales précises. Cette approche s’est reflétée dans la décision du tribunal d’accorder des circonstances atténuantes à 15 d’entre eux.
Le document judiciaire précise également que cinq supporters sénégalais étaient hébergés temporairement dans un hôtel à Tanger au moment de leur interpellation, à la suite des incidents survenus lors de la finale. Deux autres avaient leur résidence respectivement à Casablanca et à Marrakech, tandis qu’un troisième réside à Naples, en Italie, où il travaille comme employé dans un bureau d’immigration et est


