Parlementairement… une médiation pour préserver la justice après le blocage des tribunaux
Les protestations des avocats contre le projet de loi n° 66.23 relatif à la profession d’avocat ont atteint leur apogée après l’adoption du texte par le gouvernement, entraînant une suspension de leurs services. Cette situation a paralysé le fonctionnement des tribunaux et impacté négativement le droit des citoyens à accéder à la justice.
Face à cette crise, le Dr. Abdallah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement, a initié une médiation parlementaire depuis son rôle au sein de la Chambre des représentants, visant à rapprocher les points de vue et à ouvrir un dialogue entre le gouvernement et l’Association des Barreaux du Maroc.
Bouanou détaille une série d’actions précises : il a contacté, le vendredi 6 février 2026, tous les présidents de groupes parlementaires, de la majorité comme de l’opposition, qui ont tous accueilli favorablement l’idée et exprimé leur volonté de contribuer à résoudre la crise. Le même jour, il a également pris contact avec le bâtonnier Houssin El Yezani et avec le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, qui ont tous deux manifesté leur disposition à soutenir et à participer activement à cette médiation.
Suite à ces contacts, Bouanou a rencontré le bâtonnier le lundi 9 février 2026, rencontre qui a conduit à la préparation d’un projet de courrier destiné à l’Association par les présidents de groupes parlementaires pour activer la médiation et relancer le dialogue. Malgré un léger retard du groupe socialiste, les démarches ont porté leurs fruits le mercredi 11 février, lorsque le bureau de l’Association, après une rencontre entre le président du gouvernement et le bâtonnier, a annoncé la reprise du dialogue et la création d’une commission conjointe, avec la reprise des services professionnels à partir du lundi 16 février 2026.
Dans une déclaration officielle, Bouanou a exprimé sa satisfaction face à ces développements, affirmant que l’objectif de son initiative a été atteint : ramener le gouvernement et l’Association à la table des négociations pour assurer la continuité des tribunaux, protéger les droits des justiciables et élaborer un projet de loi garantissant l’indépendance de la profession d’avocat, l’immunité de la défense et les droits des citoyens à un procès équitable.
Bouanou rappelle que la médiation parlementaire, comme elle l’a été sous les gouvernements précédents, constitue un outil essentiel du Parlement pour traiter les dossiers majeurs et les crises, et que le succès de cette initiative illustre la capacité de la majorité et de l’opposition à collaborer pour protéger l’intérêt public, tout en respectant les institutions et leur indépendance.
Le président du groupe parlementaire conclut sa déclaration en réaffirmant son engagement à continuer de travailler pour garantir une justice accessible à tous les citoyens et rappelle que le Parlement demeure une plateforme pour rapprocher les points de vue et résoudre les différends de manière responsable et rationnelle.



