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Entre « la candidature unique » et l’écho des accusations anciennes : lecture des tweets de Mustapha Al-Fann

Le Parti du Rassemblement National des Libéraux (RNI) a récemment annoncé que Mohamed Chouki, député de la circonscription de Fès – Boulemane et président du groupe parlementaire du parti, est le candidat unique pour succéder à Aziz Akhannouch à la tête de l’organisation. Cette décision officielle a suscité l’intérêt des observateurs politiques au Maroc. Il ne s’agit pas simplement d’un changement de direction, mais elle révèle des dimensions plus larges liées à la démocratie interne et aux méthodes de gestion des partis ayant un poids gouvernemental.

Cependant, cette annonce fait également remonter à la mémoire certains événements passés qui posent des questions sur l’intégrité du processus politique. En juillet 2025, l’ancien député Rachid Faiq, depuis sa prison, a déclenché ce que certains observateurs ont qualifié de « bombe politique », lorsqu’il a indiqué dans une plainte adressée au parquet la possible implication de certains cadres du parti dans des opérations pouvant être liées au financement électoral lors des élections de 2021 à Fès. Faiq a également demandé qu’une expertise soit effectuée sur son téléphone et ceux de ses partenaires présumés afin de vérifier la véracité de ses déclarations, ce qui place l’affaire dans un cadre légal susceptible d’être examiné et vérifié.

Lorsque Mohamed Chouki a été interrogé au sujet de cette plainte, sa réponse fut claire :

« Je n’ai connaissance de rien… J’ai lu l’information comme tout le monde sur certains sites électroniques. Il est possible que cette plainte soit simplement une action de vengeance de la part de quelqu’un. »

Cette réponse reflète une personnalité parlementaire qui n’a pas traité l’incident comme une affaire politique ou juridique sensible, mais comme une information anodine dans les médias. Elle montre également que la direction du parti, sous la conduite d’Akhannouch, n’a émis aucune clarification officielle concernant ces accusations, soulevant des questions sur la capacité du parti à gérer des dossiers sensibles, tant en interne qu’en externe, surtout à l’approche des élections générales.

Chouki comme choix organisationnel

Mohamed Chouki n’est pas considéré comme une figure politique charismatique ou un leader idéologique, mais plutôt comme un « gestionnaire du parti », un élément organisationnel capable de superviser le fonctionnement du parti dans une phase de transition. Sa candidature unique reflète la volonté du parti d’éviter tout conflit interne et de garantir la continuité des directives actuelles, surtout à l’approche des élections de 2026.

Cette lecture montre que le parti, depuis sa fondation, tend à privilégier la performance institutionnelle et organisationnelle plutôt que le renouvellement intellectuel ou la pluralité interne, faisant du Congrès national extraordinaire prévu le 7 février 2026 à El Jadida une étape presque cérémonielle pour valider la candidature de Chouki, plutôt qu’un véritable espace de compétition politique.

Observations analytiques

  • La candidature unique soulève des questions sur la démocratie interne dans les grands partis et leur capacité à accueillir une concurrence réelle.

  • Le silence du parti face aux accusations précédentes ouvre un débat sur la gestion des dossiers sensibles par les partis et leur impact sur la confiance des citoyens dans le processus politique.

  • Chouki représente le modèle du président gestionnaire (gestionnaire) et non du leader (leader) au sens classique, reflétant l’approche du parti : maintenir la continuité et éviter les affrontements.

Conclusion

L’annonce de la candidature de Mohamed Chouki dépasse le simple événement organisationnel au sein du parti et constitue une opportunité de comprendre les transformations au sein du RNI : de la gestion des conflits internes à l’image publique, des arrangements organisationnels à la crédibilité démocratique, et enfin, à la capacité du parti à relever les défis des prochaines élections.

Note éthique et légale pour publication

Cette analyse repose sur l’annonce officielle de la candidature de Mohamed Chouki ainsi que sur des tweets et analyses journalistiques publiés antérieurement (Mustapha Al-Fann, sites d’information marocains fiables).

Toute référence aux déclarations de Rachid Faiq ou aux accusations financières ou électorales est présentée comme des « allégations ou demandes de vérification », et non comme des faits établis. L’analyse ne vise pas à porter d’accusation personnelle contre quiconque.
Le but de cet article est de fournir une analyse contextuelle et politique des événements, conformément aux normes professionnelles du journalisme, tout en respectant la neutralité et les faits vérifiés.

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