La « visite de Washington » brandie par le Front Polisario n’a été, en réalité, qu’une tentative désespérée de redonner vie à un discours politique à bout de souffle. Incapable de convaincre ses propres bases dans les camps de Tindouf, la direction séparatiste a cherché à fabriquer un événement diplomatique artificiel, destiné avant tout à calmer une opinion interne de plus en plus sceptique et frustrée par l’absence de toute perspective politique crédible.
Mais ce qui s’est réellement produit à Washington n’a rien confirmé de cette mise en scène. Aucun communiqué officiel de l’administration américaine, aucun signal politique ne vient étayer la version relayée par les médias proches de la Polisario. L’opération s’est révélée n’être qu’une manœuvre de communication, vidée de toute portée diplomatique réelle.
Ce décalage met en lumière un basculement fondamental : la question du Sahara marocain n’est plus un terrain ouvert à toutes les hypothèses. Elle est désormais structurée autour d’une option reconnue comme la seule réaliste par les grandes puissances : l’autonomie sous souveraineté marocaine.
De Washington à Tindouf : l’échec diplomatique et la colère des camps
L’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité a marqué un tournant stratégique. En consacrant pour la première fois, de manière claire, le plan marocain d’autonomie comme base de règlement, elle a vidé de sa substance l’option du référendum séparatiste, longtemps instrumentalisée par le Polisario.
C’est dans ce contexte que la délégation du Front à Washington apparaît comme une tentative tardive de freiner cette dynamique. Mais l’absence de toute inflexion américaine a transformé cette initiative en un revers politique, immédiatement ressenti dans les camps de Tindouf, où la frustration sociale et politique ne cesse de monter.
L’autonomie marocaine, désormais norme internationale
Le véritable choc pour la Polisario ne réside pas seulement dans la résolution 2797, mais dans la nouvelle doctrine qui s’impose au niveau international : le droit à l’autodétermination n’est plus assimilé à la sécession, mais à des formes avancées de gouvernance autonome au sein des États.
Le Maroc a ainsi réussi à transformer son initiative de 2007 en référence onusienne, tandis que le projet séparatiste s’enferme dans une vision dépassée du droit international.
La propagande comme symptôme de l’impasse
En cherchant à masquer son échec par une inflation de discours et de communiqués, la Polisario révèle surtout sa perte de crédibilité. Le contraste est saisissant avec la stratégie marocaine, fondée sur l’accumulation patiente de soutiens diplomatiques et juridiques.
Conclusion
Entre la manœuvre de Washington et la force juridique de la résolution 2797, deux projets s’opposent :
celui du Maroc, réaliste, stable et soutenu par la communauté internationale,
et celui de la Polisario, prisonnier d’une logique d’illusion et de blocage.
L’équation est désormais claire :
le plan d’autonomie marocain n’est plus une option parmi d’autres, il est devenu la solution.



