Dans un contexte international mêlant éclat diplomatique et enjeux stratégiques, le Maroc a confirmé une fois de plus sa place de leader sur la scène mondiale. Ce jeudi, la ville suisse de Davos a accueilli la cérémonie de signature du statut fondateur du « Conseil de la Paix » (« Board of Peace »), intégrant le Royaume en tant que membre fondateur d’une initiative internationale visant à soutenir la paix et la stabilité dans le monde.
Le Maroc, représenté par son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, a signé le document au nom du Roi Mohammed VI, lors d’un événement rassemblant des dirigeants internationaux de premier plan, dont président américain Donald Trump, qui a personnellement invité le monarque marocain à rejoindre le Conseil. Selon le ministère marocain des Affaires étrangères, cette invitation dépasse le protocole : elle constitue une reconnaissance claire du rôle central du Maroc, sous la conduite du Roi, dans le soutien à la paix et à la résolution des conflits.
Morocco at the Heart of Davos: Signing the "Board of Peace" Reaffirms the Kingdom’s Strategic Role
المغرب في قلب دافوس: توقيع ميثاق "مجلس السلام" يعيد رسم موقع المملكة على خريطة النفوذ الدولي pic.twitter.com/dVVC5ydqoI
— Diplomatique.ma الدبلوماسية (@diplomatique_ma) January 22, 2026
L’importance du Conseil de la Paix réside dans sa structure stratégique : une organisation à membership limité, réservée à des leaders internationaux actifs, visant à promouvoir la stabilité, la bonne gouvernance et la paix durable dans les zones de conflit. L’adhésion du Maroc illustre l’appréciation internationale de son action sur la question palestinienne et sa détermination à soutenir une solution juste, fondée sur la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, coexistante pacifiquement avec Israël.
Lors du Forum, Trump a évoqué « une opportunité de mettre fin à la souffrance, à la haine et au sang versé », soulignant le potentiel du Conseil pour devenir « l’institution internationale la plus importante jamais créée ». Il a mis en avant des succès initiaux au Moyen-Orient et à Gaza et l’ambition de résoudre d’autres conflits majeurs, tels que le différend sur le barrage de la Renaissance entre l’Égypte et l’Éthiopie. Ce modèle de coopération internationale se veut complémentaire à l’ONU, face aux limites des institutions traditionnelles dans la résolution des conflits persistants.
La liste des signataires illustre l’ampleur de l’enjeu : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Turquie, Pakistan, Kazakhstan… et le Maroc, consolidant son rôle de pont stratégique entre continents et d’allié fiable sur la scène internationale.
La participation du Maroc à cette initiative, en tant que membre fondateur et limité, reflète ce que l’on pourrait qualifier de « force leader attrayante » du Royaume : la capacité d’imposer une présence diplomatique indépendante et d’exploiter des alliances internationales pour valoriser son rôle historique dans la promotion de la paix, loin du tumulte des blocs régionaux et des pressions politiques.
La question centrale demeure : jusqu’à quel point le Maroc pourra-t-il transformer cette influence symbolique et diplomatique en résultats tangibles sur le terrain, que ce soit pour soutenir la stabilité régionale ou renforcer son rôle de médiateur dans les conflits majeurs ? Les prochaines étapes du Conseil de la Paix seront un indicateur clé de la capacité du Royaume à conjuguer dimension éthique et ambition stratégique.



