Lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, Younes Skouri, ministre de l’Insertion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, a souligné que la résolution des difficultés rencontrées par les agents de sécurité privée au Maroc dépend étroitement de la révision du Code du travail, notamment en ce qui concerne les sanctions et mesures pénales à l’encontre des entreprises en infraction.
Le ministre a indiqué que le gouvernement s’engage à clore ce dossier avant le 1er mai prochain, en s’appuyant sur les cadres légaux existants et en coordination avec les parlementaires et les partenaires sociaux. Selon lui, cette question se situe au croisement de deux enjeux majeurs : le salaire mensuel et la durée du travail. Il a également rappelé que les sanctions actuelles, jugées insuffisantes, ne garantissent pas une application dissuasive du Code du travail.
Skouri a reconnu que, bien que l’Inspection du travail remplisse ses missions, le dispositif reste limité tant que le Code du travail n’est pas adapté pour offrir un cadre répressif suffisant, et tant que les droits des travailleurs et le respect de la législation nationale ne sont pas pleinement garantis. Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue social constructif avec les syndicats et partenaires sociaux, afin de mettre en place un système équilibré qui protège les agents tout en assurant le respect des entreprises.
Le député Mohamed Simo a réagi en soulignant que la situation actuelle du Code du travail pénalise les agents de sécurité privée, et a plaidé pour l’adoption d’une nouvelle législation ou d’un Code révisé garantissant leurs droits de manière claire.
Au-delà de ce dossier spécifique, Skouri a évoqué la signature d’environ 50 accords collectifs dans divers secteurs depuis le début de la législature, notant que ces accords offrent stabilité, clarté des critères de recrutement et de promotion, ainsi qu’un renforcement du dialogue social sur trois années. Le ministre a précisé que ces accords doivent être complémentaires à la législation existante et apporter de nouveaux avantages, et non de simples formalités, saluant l’effort des entreprises conscientes de leur rôle.
Enfin, Skouri a mis en avant l’importance du rôle de l’Observatoire national du marché du travail, en rappelant que 15 études sont en préparation pour publication, afin d’éclairer les décisions politiques et de fournir une vision plus complète sur l’emploi et le marché du travail au Maroc.



