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Ouzine tire à boulets rouges sur les médias commerciaux : « la médiocrité financée par le peuple »

Entre critique et objectivité : le combat d’Ouzine et les médias marocains

Dans une démarche remarquée au sein des débats parlementaires marocains, le député et ancien ministre Mohamed Ouzine, secrétaire général du Parti du Mouvement Populaire (opposition), a adressé une question écrite au Ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, sous un titre clair et percutant :
« Détournement des fonds publics à travers le soutien aux promoteurs de superficialité dans la presse et les médias, et absence de gouvernance et de reddition de comptes ».

Cette question dépasse le cadre d’un simple exercice procédural. Elle constitue une confrontation analytique et un débat politique, mettant en lumière l’épineuse problématique du système de soutien public. Initialement conçu pour encourager la créativité et protéger la mission journalistique, ce soutien s’est, selon Ouzine, transformé en vecteur de clientélisme et de médiocrité.

La force de la critique : Ouzine met en lumière les dysfonctionnements

Le député utilise un langage direct et incisif, soulignant ce qu’il considère comme un détournement manifeste des objectifs du soutien public :

« promotion de la superficialité », « absence de gouvernance et de reddition de comptes », et « récompense de la médiocrité ».

La critique se concentre sur les bénéficiaires du soutien public, souvent des plateformes ou médias produisant un contenu vide ou sensationnaliste, tandis que les véritables créateurs sont écartés. Ouzine pose ainsi la question centrale : comment l’argent des contribuables peut-il, au lieu de soutenir une presse responsable et un cinéma de qualité, devenir un moyen de nourrir des contenus insignifiants ?

L’approche objective : contexte historique, légal et social

Pour comprendre pleinement l’enjeu, il est nécessaire de replacer la question dans un cadre plus large :

  • Historique : Le soutien public à la presse et au cinéma au Maroc a toujours été un instrument stratégique pour renforcer la pluralité médiatique et protéger la liberté d’expression, surtout depuis les années 1980.

  • Réel contemporain : Le soutien n’est plus systématiquement lié à la qualité ou à l’impact ; il favorise parfois certains médias selon leur poids financier ou leur portée commerciale.

  • Parties prenantes : Gouvernement et ministères concernés, syndicats et associations de la presse, médias bénéficiaires et médias nationaux non soutenus, tous participent à cette complexité et doivent être pris en compte pour une analyse équilibrée.

Cette dimension ajoute une profondeur objective à la critique politique, transformant l’analyse d’une vision unilatérale en journalisme d’enquête et de réflexion, expliquant les causes structurelles, l’histoire du soutien, les critères de distribution et les mécanismes de contrôle et de reddition de comptes.

Le conflit ouvert entre politique et médias

La question parlementaire ouvre un front large : un affrontement direct avec certains médias que Ouzine estime ne plus servir l’intérêt général. Ce conflit ne se limite pas à l’opposition député–gouvernement ; il met à l’épreuve le système médiatique, les critères de soutien, l’indépendance des décisions et la transparence des dépenses.

Des sources multiples indiquent que cette crise n’est pas nouvelle ; elle se répète régulièrement. Le silence du gouvernement et des institutions de contrôle est suspect et nourrit la perception que le soutien est devenu un outil de privilège personnel et commercial, au détriment de la qualité et du professionnalisme.

Questions ouvertes pour la reddition de comptes et la réforme

  • Quels sont les critères réels pour garantir que le soutien public ne récompense pas la médiocrité ?

  • Pourquoi certaines plateformes et médias continuent-ils de bénéficier du soutien malgré l’absence de contenu sérieux ?

  • Quels sont les résultats de la surveillance, de l’évaluation et de la reddition de comptes concernant l’utilisation des fonds dans la presse et le cinéma ?

  • Existe-t-il une volonté politique réelle pour restructurer le système de soutien, en le liant strictement à la qualité et à la valeur artistique et intellectuelle, plutôt que de continuer le gaspillage des fonds publics ?

Conclusion : relier critique et réalité

Cet article permet au lecteur de comprendre l’équilibre entre la critique d’Ouzine et les faits objectifs :
il existe des dysfonctionnements réels dans la distribution des fonds, mais ces problèmes s’inscrivent dans un système plus large, englobant l’histoire de la presse, le cadre légal, les normes de gouvernance et les droits des citoyens.

Ainsi, l’article dépasse la simple critique politique : il constitue une analyse complète, un journalisme de réflexion et de regard, soulignant la nécessité d’une réforme réelle et d’une gouvernance claire, tout en conservant la force du langage et la clarté du message.

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