samedi, janvier 3, 2026
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Maroc–Syrie : Une victoire minimale… mais riche en significations

Le Maroc s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe arabe au Qatar en battant la Syrie (1–0) au stade International Khalifa. Un résultat modeste dans les chiffres, mais dense dans ses enseignements. Car au-delà de la victoire, le match soulève une question de fond : ce visage proposé par les Lions correspond-il vraiment à l’identité footballistique que le public marocain attend?

Une Syrie privée de Khreibin… et un Maroc encore rattrapé par les absences

Le camp syrien a dû composer avec l’absence majeure d’Omar Khreibin, contraignant le sélectionneur à confier l’animation offensive à Mahmoud Al-Mawas. Côté marocain, le scénario des matchs précédents s’est répété : une équipe qui joue avec un effectif réduit et un plan constamment adapté aux blessures.

Dès les premières minutes, Al-Mawas a tenté de surprendre le gardien marocain Mehdi Benabid, sans véritable danger. Progressivement, la dynamique s’est inversée, et le Maroc a commencé à imposer ses séquences de jeu, notamment sur le côté droit grâce à la vivacité de Bolkssout.

Un coup dur précoce : la sortie de Tissoudali

À la 19e minute, le Maroc a subi un coup dur avec la blessure de Tarek Tissoudali, victime d’un choc violent avec le gardien syrien. Remplacé par Walid Azaro, l’équipe a dû réorganiser son animation offensive, sans perdre pour autant son élan.

La Syrie a réclamé un penalty à la 28e minute, mais l’arbitrage vidéo a confirmé l’absence de faute. Un épisode qui relance — comme souvent — le débat sur la frontière entre jeu intelligent et simulation tactique. Mais sur le terrain, la rencontre restait un bras de fer essentiellement stratégique.

Une première période intense mais improductive

Le Maroc s’est procuré plusieurs occasions, notamment via Amine Zehzouh, sans parvenir à concrétiser. Beaucoup de mouvement, mais peu de précision dans le dernier geste. Le 0–0 à la pause reflétait un match vivant mais fragmenté, où chaque équipe cherchait encore son équilibre.

Deuxième période : domination marocaine affirmée

Le début de la seconde mi-temps a clairement basculé en faveur du Maroc. Azaro a failli ouvrir le score, sauvé in extremis par la défense syrienne. Puis sont arrivés les trois changements de Tarik Sektioui, qui ont redonné du souffle à la mécanique offensive.

Malgré plusieurs tentatives — dont une frappe puissante d’Oussama Tannane et une tête dangereuse de Marouane Saâdan — le gardien syrien Elias Haddaya a longtemps maintenu son équipe en vie.

Le but libérateur… et la vraie interrogation

À la 78e minute, Walid Azaro a enfin trouvé la faille, profitant d’un ballon relâché par le gardien syrien après une tentative de Mounir Chouiar. Un but logique vu la domination marocaine, mais révélateur d’un problème persistant : pourquoi cette équipe peine-t-elle autant à traduire sa supériorité technique en buts?

Sabir Bougrine aurait pu doubler la mise, mais Haddaya, encore lui, a sauvé la Syrie d’une sanction plus lourde. En fin de match, l’expulsion de Mohamed Moufid — confirmée par la VAR — a obligé le Maroc à terminer à dix, sans que cela ne compromette la victoire.

Au-delà du score : que nous dit ce match du Maroc?

La qualification est méritée, mais elle invite à une réflexion sereine :

  • Le Maroc contrôle… mais manque encore d’efficacité offensive.

  • La structure de jeu existe… mais paraît fragile dès qu’un titulaire sort.

  • Le talent individuel s’exprime… mais peine à se convertir en collectif fluide.

Autant de questions légitimes qui dépassent le simple résultat, et qui traduisent une vraie attente du public marocain : voir une équipe cohérente, capable d’imposer sa personnalité face à des adversaires plus solides.

Demi-finale : un test de caractère

Le Maroc affrontera le vainqueur du duel entre l’Algérie et les Émirats arabes unis. Un match qui sera plus qu’une demi-finale : un test de maturité tactique et mentale. Le match contre la Syrie offre une victoire… mais laisse entendre qu’il faudra plus pour aller au bout.

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