dimanche, janvier 4, 2026
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Assemblée générale dans l’ombre… Pourquoi Ahizoune s’accroche-t-il encore au gouvernail de l’athlétisme marocain ?

Dans une nuit glaciale et silencieuse, loin des caméras et des micros curieux, l’Assemblée générale de la Fédération royale marocaine d’athlétisme s’est tenue dans un lieu non divulgué, à un rythme qui ne laisse personne indifférent. Pourquoi cette précipitation soudaine ? Et pourquoi tant de secret autour d’un événement censé être public et transparent ?

Alors que ces réunions sont, en principe, annoncées un mois à l’avance, celle-ci s’est déroulée discrètement, en la seule présence du bureau fédéral, de représentants du ministère du Sport, du Comité olympique et de la région de Rabat.
Ni médias.
Ni associations affiliées.
Ni anciens champions.
Ni acteurs du terrain.

S’agit-il d’un simple choix organisationnel ? Ou plutôt d’une volonté délibérée d’éviter un débat qui pourrait révéler des dossiers sensibles restés en suspens depuis longtemps ?

Du leadership à l’essoufflement : une présidence qui interroge

Abdelssalam Ahizoune, qui avait pris les rênes d’une discipline en pleine gloire, dirige aujourd’hui un secteur décrit par plusieurs observateurs comme « en perte de repères ».
Pourtant, il s’accroche à la présidence avec une détermination qui suscite de nombreuses interrogations.

Pourquoi cet attachement si profond au poste ?
Pourquoi refuser d’ouvrir la voie à de nouvelles compétences, alors que d’autres disciplines — comme le football sous la conduite de Fouzi Lekjaa — ont prouvé l’efficacité d’un renouveau institutionnel ?
Est-ce l’expression d’une conviction sincère d’être capable de redresser la situation ?
Ou la crainte qu’un changement de leadership mette en lumière un bilan difficile à défendre ?

Les chiffres des “adhérents” : vitrine officielle ou réalité tronquée ?

Dans son communiqué, la Fédération s’est longuement attardée sur les chiffres relatifs aux clubs adhérents, comme signe d’un dynamisme retrouvé.

Mais ce discours institutionnel masque une autre réalité :De nombreuses associations, parfaitement conformes aux exigences légales, se voient refuser leur adhésion depuis cinq ans. Fermer la porte de l’adhésion, c’est fermer la porte à la formation.C’est bloquer l’émergence d’une nouvelle génération d’athlètes.

C’est figer un système dans une logique d’exclusion plutôt que dans une vision de développement. Est-ce une erreur administrative ? Ou une stratégie visant à préserver un équilibre électoral favorable à la présidence en place ? Comment une discipline peut-elle progresser si son écosystème de base — les clubs — est limité par des décisions opaques ?

Un athlétisme “leader” en Afrique ? Une affirmation à nuancer

Le communiqué officiel présente l’athlétisme marocain comme une discipline rayonnante au niveau continental et compétitive à l’échelle mondiale.
Pourtant, les résultats parlent d’eux-mêmes : Le Maroc ne compte aujourd’hui qu’un seul champion olympique et mondial.

Peut-on sérieusement parler de leadership lorsqu’une discipline entière repose sur une seule performance individuelle ? S’agit-il d’une stratégie couverte d’un vernis optimiste… ou d’une tentative de détourner l’attention d’un recul structurel persistant ?
Où en sont les programmes de détection ?
Les investissements dans la formation ?
Les projets de développement régional ?

Au final : plus de questions que de certitudes

Ce qui s’est déroulé à Rabat dépasse le cadre d’une simple formalité annuelle.La manière dont l’Assemblée générale a été organisée soulève des interrogations profondes :Pourquoi un lieu tenu secret ? Pourquoi l’exclusion totale des médias et des acteurs du terrain ? Pourquoi l’absence de débat public autour des rapports moral et financier ?
Et surtout : Jusqu’à quand l’athlétisme marocain sera-t-il dirigé selon les mêmes logiques, malgré les résultats, malgré l’usure, malgré l’urgence de réformer ?

Il n’existe peut-être pas de réponses immédiates.
Mais une chose est claire : l’athlétisme marocain n’a pas besoin de réunions discrètes,
mais d’un véritable souffle démocratique, d’une gouvernance transparente, et d’un projet qui regarde enfin vers l’avenir. s… et les mêmes questions.

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