L’équipe réserve du Maroc a enregistré ce vendredi un match nul 0-0 face à Oman, lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe arabe Qatar 2025. Au-delà du score, la rencontre révèle des questions profondes sur l’état du football marocain et la gestion de ses sélections nationales.
Sur le plan technique, le Maroc a dominé la première mi-temps, exerçant une pression constante sur l’équipe omanaise, mais ses nombreuses tentatives n’ont pas trouvé le chemin des filets. La deuxième mi-temps a été marquée par l’expulsion de l’attaquant Hamdallah à la 53ᵉ minute pour un tacle violent, obligeant l’encadrement technique à revoir sa stratégie et à adopter un jeu plus défensif, s’appuyant sur des contres pour contrer l’offensive omanaise.
Ce match nul, bien qu’assurant un point au Maroc, soulève de sérieuses interrogations sur la préparation technique et mentale des équipes réserves, surtout au regard des milliards de dirhams investis chaque année dans le football marocain, tant au niveau des clubs que des sélections. La question se pose : pourquoi ces investissements colossaux ne se traduisent-ils pas par des performances concrètes sur la scène internationale, même face à des équipes supposément moins expérimentées ?
En outre, cette rencontre met en évidence les défis tactiques et disciplinaires de l’équipe, notamment l’incapacité à gérer les moments critiques, comme l’expulsion de Hamdallah qui a inversé le cours du match en faveur d’Oman. S’agit-il d’un déficit de préparation physique et mentale, ou d’un indicateur d’une coordination insuffisante au sein de l’équipe réserve ?
D’un point de vue stratégique, le nul face à Oman constitue un avertissement avant l’affrontement décisif contre l’Arabie Saoudite lundi prochain. Le Maroc sera alors contraint de revoir sa composition et ses plans tactiques afin de sécuriser les trois points et de compenser ce qui a été perdu aujourd’hui.
En définitive, ce match nul dépasse le simple cadre du résultat sportif : il soulève la question de l’investissement versus performance, l’espoir versus réalité, et la gestion des stars versus l’efficacité collective, ouvrant ainsi un débat essentiel sur l’avenir du football marocain et sur la capacité réelle des milliards dépensés à construire des équipes capables d’imposer leur domination régionale et internationale, ou s’ils ne restent que des chiffres sur le papier.



