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Une visite qui dévoile l’ancrage de la « polisario » dans le réseau d’influence iranien Quand Tindouf devient un point de contact entre le Front séparatiste et l’axe Téhéran–Hezbollah

La visite d’un délégation religieuse libano-syrienne réputée proche de Hezbollah dans les camps de Tindouf n’a rien d’un simple déplacement spirituel. Elle signale une évolution structurelle dans les relations entre le Front polisario et les réseaux d’influence iraniens, qui cherchent à étendre leur présence stratégique en Afrique du Nord-Ouest.

Les images diffusées par les canaux de communication du front, où l’on voit le « ministre des affaires religieuses » de la polisario accueillir des membres du groupe, ont tenté de donner à l’événement une coloration académique-réligieuse. Or, l’identité des visiteurs — tels que le cheikh Hussam Al Ali, Moussa Al Khalaf, Salem Dabboussi, Mohammad Al Rafei ou Hadid Khalaf Al Darwish — révèle une dimension politique beaucoup plus profonde.

Au-delà du rituel : l’empreinte d’une diplomatie idéologique

Ces figures appartiennent clairement à la sphère culturelle et confessionnelle liée à l’axe Téhéran–Hezbollah. Leur présence à Tindouf n’est donc pas le fruit du hasard : elle traduit la volonté du front séparatiste d’intégrer un réseau transnational, et la volonté de l’Iran d’élargir le champ d’action de ses relais régionaux.

Les preuves américaines ont mis fin aux démentis officiels

Les révélations accumulées ces derniers mois par des instituts américains — notamment la Foundation for Defense of Democracies (FDD) — ont considérablement renforcé les soupçons :

  • utilisation de canaux religieux et militaires entre la polisario et l’Iran ;

  • formation de combattants du front par Hezbollah en Syrie ;

  • arrestation de centaines de cadres de la polisario durant la période de chaos syrien ;

  • promesse iranienne, dès 2022, de fournir des drones armés au front, démonstration appuyée par la mission marocaine auprès de l’ONU ;

  • liens documentés avec des groupes extrémistes du Sahel, illustrés par le parcours d’Adnan Abou Al Walid Al Sahraoui, passé des rangs du front à la tête de Daech dans la région.

Ces éléments révèlent un schéma où se mêlent séparatisme, radicalisation et action par procuration.

Alger face à son propre paradoxe stratégique

L’Algérie continue de se présenter comme un acteur souverain, préservant une distance avec l’agenda iranien. Toutefois, elle demeure l’hôte d’un mouvement dont les relations avérées avec Téhéran et Hezbollah s’intensifient.
Ce paradoxe réduit la marge de crédibilité d’Alger dans le débat régional et expose un double discours difficile à maintenir.

Un contexte qui alimente un débat grandissant à Washington

La visite intervient alors que le Congrès américain examine une proposition de loi bipartisane — portée par Joe Wilson et Jimmy Panetta — visant à inscrire officiellement la polisario sur la liste des organisations terroristes étrangères.

Le dossier, soutenu par des rapports et documents confidentiels, met en avant :

  • l’alignement du front sur l’axe Iran–Hezbollah ;

  • l’implication potentielle de ses cadres dans des réseaux armés du Sahel ;

  • les attaques menées en novembre 2024 près de la frontière algérienne lors de la commémoration de la Marche Verte.

Conclusion : la polisario, un acteur d’un réseau transregional

L’épisode de Tindouf confirme que :

  • la polisario n’est plus un simple mouvement séparatiste ;

  • elle s’insère dans un échiquier géopolitique plus vaste, lié aux ambitions iraniennes dans la région ;

  • et son rôle actuel nourrit l’argumentation croissante en faveur de son classement comme organisation terroriste, dans une perspective où se rejoignent sécurité régionale et intérêts stratégiques américains.

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