samedi, janvier 24, 2026
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Génération Z… Opportunité manquée ou atout majeur pour le Maroc ?

Un simple tweet publié par M. Rachid Kanjaa sur la génération Z s’est transformé en une sorte de message ouvert, non seulement aux lecteurs, mais aussi à l’État et aux décideurs.

Derrière ses mots personnels sur son expérience de père avec ses enfants se cache un discours plus profond, révélant des transformations sociales, culturelles et politiques qu’il est désormais impossible d’ignorer.

L’aveu d’une erreur générationnelle

L’auteur commence par un aveu sincère : il a mal jugé ses enfants et leur génération. Il voyait leur isolement dans leur chambre, leur attachement aux téléphones et leur immersion dans des cultures coréenne et japonaise comme un vide ou un éloignement de la réalité. Mais les récentes manifestations ont bouleversé cette perception : une génération qui descend dans la rue, qui s’exprime artistiquement et intellectuellement, et dont le patriotisme est indéniable.
La première question qui s’impose : ce que les parents considèrent comme une « fuite » n’est-il pas en réalité une nouvelle manière de s’engager dans le monde, différente de leurs propres outils ?

Une culture alternative et une identité renouvelée

La génération Z ne lit pas les livres au sens traditionnel, et ne participe pas forcément aux associations comme les générations précédentes. Elle vit cependant dans d’autres espaces : YouTube, cultures asiatiques, musique mondiale et tendances numériques. Cela signifie-t-il qu’elle est dépourvue d’identité ? Ou bien que l’identité marocaine se renouvelle aujourd’hui à travers ces canaux atypiques ?
Ce qui est tu : jusqu’à quel point l’école, les médias et les partis politiques ont-ils compris ces transformations, ou sont-ils encore prisonniers d’outils hérités du siècle dernier ?

La manifestation comme langage nouveau

Lorsque cette génération descend dans la rue pour protester, le message n’est pas un simple rejet ponctuel ou une lubie passagère. C’est une déclaration claire de naissance d’une conscience différente, une génération qui « ne craint aucune autorité, y compris celle du père », comme l’écrit Kanjaa.
Une autre question s’impose : si cette génération possède sa propre conscience et son propre refus, l’État la traitera-t-il comme un partenaire dans la construction de l’avenir ou comme un adversaire à contrôler ?

Le patriotisme entre perception et réalité

La paradoxale mise en lumière par l’auteur est que cette génération, malgré les accusations de détachement ou d’éloignement, est l’une des plus attachées à son pays. Un patriotisme qui ne se manifeste pas seulement par des slogans, mais par de nouvelles formes d’expression, de rejet et de quête de dignité.
La question brûlante : si la jeunesse est pleine de patriotisme, pourquoi est-elle toujours confrontée à plus de méfiance et de contrôle ?

Une génération qui nous dépasse

Enfin, Kanjaa conclut que cette génération « nous dépasse ». Une phrase apparemment anodine, mais chargée de sens : si les élites et l’État ne parviennent pas à la comprendre et à l’intégrer, ils se retrouveront hors jeu.
Sommes-nous face à une opportunité de créer un partenariat historique entre l’État et la génération Z, ou sommes-nous en train de perdre un moment qui pourrait reproduire un fossé entre la jeunesse et les institutions du pays ?


🔎 Cet article ne se limite donc pas à l’analyse d’un simple tweet personnel ; c’est une tentative de capter des signaux et des messages implicites : la génération Z n’est pas un danger, mais l’avenir du Maroc, à condition de la comprendre plutôt que de la contenir.

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