Dans un article publié le vendredi 29 août 2025, Aziz Rabbah, ancien ministre, adresse un appel sincère aux élites marocaines et à l’ensemble des citoyens. Il pose des questions fondamentales sur le rôle des élites intellectuelles, politiques, économiques et médiatiques face aux dangers qui menacent le pays.
Rabbah soulève la question de l’engagement des élites dans l’accomplissement de leurs responsabilités nationales, à un moment où les fondations de l’État sont attaquées par des adversaires internes et externes. Il met en lumière le décalage entre les privilèges accordés par l’État à ces catégories et leurs responsabilités envers la nation.
Le discours de Rabbah est un appel au retour à l’essentiel, à un patriotisme authentique fondé sur la conviction et l’action pour protéger les intérêts supérieurs du pays. Il souligne le paradoxe entre les avantages matériels et sociaux accordés aux élites et leur inertie face aux devoirs nationaux.
Cette analyse ouvre la voie à une critique sérieuse sur la situation des élites marocaines aujourd’hui et interroge la valeur des privilèges sans engagement effectif envers la nation et le citoyen.
Rabbah s’interroge également sur le rôle des médias nationaux, publics et privés, qu’il considère comme la première ligne de défense contre les campagnes médiatiques hostiles. Cependant, il décrit la réalité actuelle comme étant faible et insuffisante. Les médias publics, malgré des budgets considérables, manquent de stratégie pour contrer les campagnes étrangères, tandis que les médias privés, même subventionnés, se concentrent souvent sur le profit ou des intérêts personnels.
Une comparaison internationale montre qu’en France, les médias jouent un rôle actif dans la protection des intérêts de l’État et la communication stratégique avec l’opinion publique. En Tunisie, après la révolution, le niveau des médias nationaux s’est élevé malgré les difficultés économiques et politiques, soulignant l’écart considérable au Maroc entre les ressources disponibles et les résultats obtenus.
Rabbah insiste sur la responsabilité individuelle et collective et montre qu’il existe des catégories capables d’agir et de contribuer à la protection de la nation. Les intellectuels et universitaires doivent élever la conscience des citoyens et participer activement au débat public, les chefs d’entreprise et investisseurs sont responsables de soutenir l’économie et les initiatives nationales, tandis que les journalistes et diplomates doivent défendre l’identité marocaine sur le plan national et international.
Rabbah souligne que ces devoirs nationaux ne peuvent se résumer à des mots ou des slogans, mais nécessitent des actions concrètes et une initiative réelle, ce qui constitue un défi majeur pour les élites marocaines d’aujourd’hui.
Le discours met aussi en lumière les dangers internes et externes auxquels le Maroc est confronté, signalant les ennemis du pays, les hypocrites et les traîtres qui exploitent les institutions et la société civile pour saper les fondations de l’État. Ces groupes peuvent transformer l’opposition naturelle en instruments de règlements de comptes personnels, rendant la vigilance et la conscience nationale indispensables.
L’histoire montre que de nombreux pays africains ont fait face à des défis similaires lorsque les influences internes et externes ont été exploitées pour exercer des pressions sur les institutions nationales, ce qui souligne la nécessité d’une mobilisation collective des élites et des citoyens pour protéger la souveraineté.
Rabbah identifie les catégories capables de mouvement et d’initiative, soulignant qu’il y a ceux qui peuvent influencer par la parole, ceux qui peuvent soutenir financièrement les initiatives, ceux qui peuvent agir nationalement et internationalement, et ceux qui peuvent utiliser leurs relations internationales au service du pays.
Cet appel reflète une culture de l’action patriotique, et non un simple discours. Pour Rabbah, le devoir national exige la mobilisation de tous pour résister aux dangers et défendre l’intérêt supérieur de la nation.
Un point central de l’article est la crise de confiance. Rabbah note que la passivité, la peur de la confrontation, l’attente du signal ou le refus d’agir, sont autant de facteurs qui affaiblissent la responsabilité nationale. Même avec les ressources et les moyens disponibles, l’absence d’engagement éthique et de transparence compromet tout effort national.
La culture politique marocaine nécessite une reconstruction fondée sur l’intégrité, la vérité et le courage face aux dangers, ce qui apparaît clairement dans le comportement de certaines élites qui bénéficient de l’État mais se dérobent à leurs responsabilités.
Pour conclure, Rabbah pose des questions fondamentales aux lecteurs sur le rôle des élites dans la protection de la nation, l’efficacité des médias nationaux, la possibilité de transformer le discours sur le devoir national en actions concrètes, et la protection du citoyen contre l’influence extérieure et la corruption interne. Il souligne que le véritable patriotisme ne se limite pas aux slogans, mais se vit quotidiennement à travers le travail, la persévérance et le courage face aux enjeux occultés.
Le message final de l’article confirme que toute réforme nationale sérieuse ne peut réussir que si elle implique toutes les catégories de la société, qu’il s’agisse des élites, des responsables, des journalistes, des investisseurs, des citoyens ou des Marocains résidant à l’étranger. Il faut se concentrer sur la transparence et l’intégrité des institutions, renforcer le rôle des médias comme outil de défense stratégique, et construire une culture de citoyenneté et de sacrifice qui permette à l’État de protéger sa souveraineté, son existence et son identité. La sincérité, la patience et le courage constituent les piliers d’une citoyenneté active garantissant la protection du pays et de son avenir.



